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La décision du Cnab ne fait pas l’unanimité

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Photo d’illustration. © Pixabay

Le 11 juillet 2019, le Comité national de l’agriculture biologique (Cnab) autorisait le chauffage des serres en agriculture biologique, sous conditions. Une décision que regrettent les organisations opposées à un encadrement « franco-français » de la pratique.

Le Cnab a rendu son verdict. Désormais, la commercialisation de tomates, concombres, poivrons, aubergines et courgettes bio produits sous serres chauffées est interdite entre le 21 décembre et le 30 avril. « Cela empêchera-t-il les consommateurs d’en consommer en avril ? Non, cela signifie que ces légumes biologiques ne pourront pas être français. Ils seront demain belges, hollandais ou allemands et auront béné...
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Le Cnab a rendu son verdict. Désormais, la commercialisation de tomates, concombres, poivrons, aubergines et courgettes bio produits sous serres chauffées est interdite entre le 21 décembre et le 30 avril. « Cela empêchera-t-il les consommateurs d’en consommer en avril ? Non, cela signifie que ces légumes biologiques ne pourront pas être français. Ils seront demain belges, hollandais ou allemands et auront bénéficié du chauffage », déplorent dans un communiqué du 12 juillet 2019 l’APCA (chambres d’agriculture), Légumes de France, Coop de France, Felcoop et la FNSEA. La date du 30 avril, « décidée de façon arbitraire », pénaliserait en particulier les producteurs de concombres dont l’essentiel de la campagne a lieu en mars-avril.

Une décision contradictoire

Les serres devront être chauffées grâce aux énergies renouvelables, à partir de 2025 pour les exploitations déjà engagées en bio, une obligation saluée par les organisations. « Cependant, nous regrettons la mise en conformité dès janvier 2020 pour les nouvelles installations : nouveau signal négatif renvoyé aux serristes prêts à se convertir au bio. »

Est également pointée du doigt l’incohérence d’un gouvernement « aux objectifs ambitieux », « pas favorable à la surtransposition de directives européennes », qui souhaite développer l’agriculture française notamment dans la restauration collective. « Cet encadrement réussit donc le coup double de se poser à contre-courant de l’intérêt des consommateurs soucieux de consommer français et de l’avenir de l’agriculture française. »

Pour un consommateur éclairé

Interfel a également fait part de ses inquiétudes à la suite de la décision du Cnab, et encourage l’Inao « à mettre en place une campagne de communication efficace afin d’informer les consommateurs sur les exigences françaises en matière de commercialisation des légumes bio sous serres chauffées. » Dès le mois de mars 2020, l’interprofession lancera une étude consommateurs pour « s’assurer de la bonne perception des consommateurs sur la valeur ajoutée de cette décision ».

Un compromis contre l’industrialisation du bio

« Jusqu’à aujourd’hui, il n’y avait aucun encadrement de l’utilisation du recours au chauffage dans les serres bio, cette décision est donc une avancée significative », écrivait la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) dans un communiqué du 12 juillet 2019.

Opposée au chauffage des serres, la fédération se félicite du compromis proposé par le ministère de l’Agriculture. « S’il n’interdit pas totalement le recours au chauffage en bio, il le limite très fortement et pose une première limite au risque d’industrialisation de l’agriculture biologique. »

« Pour un légume comme le concombre il n’y aura plus besoin de chauffage et c’est le second légume cultivé sous serre chauffée. Pour la tomate ou le poivron, il y aura encore un peu de chauffage mais ça va diviser par deux la consommation d’énergie et imposer le tout renouvelable », explique Jean-Paul Gabillard, producteur de légumes en Bretagne et secrétaire national légumes à la Fnab.

La Fnab, le Réseau Action Climat, Greenpeace France et la Fondation Nicolas Hulot se sont mobilisés durant deux mois contre le recours aux serres chauffées. Leur pétition a obtenu près de 80 000 signataires. « C’est un non-sens éthique et une impasse agronomique que nous rejetons », a conclu Guillaume Riou, président de la Fnab.

J.P.

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