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Julien Denormandie attendu au tournant

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Didier Guillaume (à gauche), ministre de l’Agriculture depuis octobre 2018, est remplacé par Julien Denormandie (à droite) © C. Faimali/GFA

Le nouveau ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, a pris ses fonctions le 7 juillet 2020. Les attentes des syndicats sont grandes et l’ingénieur agronome de formation devra prouver qu’il est un homme de terrain.

« Si l’on m’avait dit il y a 48 heures que je serais devant vous ce matin pour la passation de pouvoirs avec Julien, je ne l’aurais sûrement pas cru. » C’est en affichant une certaine surprise que Didier Guillaume a débuté son discours de passation le 7 juillet 2020. Le désormais ancien ministre de l’Agriculture a salué les qualités humaines, professionnelles et la connaissance des dossiers agricoles...
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« Si l’on m’avait dit il y a 48 heures que je serais devant vous ce matin pour la passation de pouvoirs avec Julien, je ne l’aurais sûrement pas cru. » C’est en affichant une certaine surprise que Didier Guillaume a débuté son discours de passation le 7 juillet 2020. Le désormais ancien ministre de l’Agriculture a salué les qualités humaines, professionnelles et la connaissance des dossiers agricoles et de la forêt de son successeur..

À 39 ans, Julien Denormandie quitte le poste de ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires, pour celui de ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Proche d’Emmanuel Macron, il a été directeur adjoint de son cabinet en 2014 lorsque celui-ci était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique sous la présidence de François Hollande. En 2016, il devient secrétaire général adjoint de LREM.

> À lire aussi : Remaniement ministériel, Lulien Denormandie à l’Agriculture, Barbara Pompili à l’Écologie (06/07/2020)

Le revenu des agriculteurs dans les priorités

Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts (IPEF), une formation dispensée au sein de l’école AgroParisTech, le nouveau ministre a commencé son discours en faisant part de sa « vive émotion ». « Une émotion toute personnelle et particulière par ma passion, par ma formation, celle d’un ingénieur agronome qui se met désormais au service d’un ministère si important. » Il n’a pas manqué d’évoquer de nombreux dossiers d’actualité, tels que le budget de la Pac, la poursuite de la transition agroécologique, ou encore, le renforcement « à l’échelle européenne » de la souveraineté alimentaire.

Celui qui se définit comme le ministre « des agriculteurs » s’est dit déterminé à améliorer leur revenu et à mettre en œuvre l’ensemble des objectifs des Etats-généraux de l’alimentation (EGA), mais aussi à accompagner les jeunes agriculteurs, « qui sont l’avenir de l’agriculture française ». Il a assuré qu’il ferait en sorte que « l’agriculture et l’alimentation soient des éléments importants du plan de relance que prépare actuellement le gouvernement ». Se définissant comme un homme de dialogue, Julien Denormandie a annoncé qu’il rencontrerait les syndicats et les organisations professionnelles dans les jours qui viennent, « sur le terrain ».

De nombreuses attentes de la part des syndicats agricoles

Julien Denormandie est effectivement très attendu par les syndicats agricoles qui, faisant suite à sa nomination, ont rappelé les enjeux qui devront être mis à l’agenda politique. La Confédération paysanne attend « des actes forts pour le revenu, l’installation des paysans, une Pac plus juste et une alimentation choisie pour tous ». Ce dernier sujet est également au cœur des préoccupations du syndicat majoritaire. La FNSEA estime que « la souveraineté alimentaire doit être une priorité » et que cela devra passer par « des politiques publiques qui valorisent l’acte de production sur nos territoires ». Le Modef propose la mise en place d’une grande conférence sur le thème de la souveraineté alimentaire dès le mois de septembre.

Des prix rémunérateurs et une Pac ambitieuse

La Coordination rurale, par la voix de Bernard Lannes, son président, espère que « la nécessité de retrouver très rapidement des prix rémunérateurs à la production sera l’une des priorités » du gouvernement et que Julien Denormandie prendra « une part active à la nouvelle orientation de la Pac ». La future politique européenne doit, selon la FNSEA et JA, être dotée d’un « budget ambitieux », tandis que la Conf’ souhaite qu’elle soit articulée sur « l’actif agricole, et non plus sur l’hectare ».

Une loi foncière, et vite !

L’adoption d’une loi foncière est un sujet également très attendu par les syndicats. « Elle n’arrivera pas au Parlement avant 2021 », regrette le Modef. Jeunes Agriculteurs (JA) considère le renouvellement des générations comme « une priorité », rappelant que « la moitié des agriculteurs partira à la retraite dans moins de 10 ans ». Il appelle au vote d’une nouvelle loi foncière facilitant « l’accès des terres aux jeunes ».

L’agriculture au cœur du plan de relance

Le syndicat des producteurs de blé (AGPB) souhaite, de son côté, ,rencontrer rapidement Julien Denormandie, afin de lui « présenter sa stratégie qui vise à répondre au défi prioritaire de la compétitivité des céréaliers, tout en tenant compte des attentes sociétales ». La Fop (fédération des producteurs d’oléagineux et protéagineux) assure au ministre qu’il pourra compter sur « sa pleine mobilisation pour continuer à travailler les voies et les moyens nécessaires pour relever le défi de l’accroissement de la souveraineté en protéines ». De son côté, le syndicat des producteurs de maïs (AGPM) a salué les propos du nouveau Ministre, lors de son investiture. Ce dernier ayant exprimé « sa volonté de renforcer notre souveraineté à l’échelle européenne et de mettre l’agriculture et l’alimentation françaises au cœur du plan de relance ». La Coopération agricole estime que « l’ambition principale du nouveau ministre devra être d’assurer la sortie de crise, qui a durement impacté le monde agricole et agroalimentaire, tout en construisant l’avenir de nos filières ».

Dynamiser l’action des chambres

Le réseau des chambres d’agriculture (APCA) souhaite aussi s’entretenir rapidement avec Julien Denormandie. « Mon souhait est de rencontrer le ministre et de travailler ensemble, de rentrer dans un dialogue, d’échanger pour donner plus de dynamisme, de rapidité et d’efficacité à notre action », a déclaré son président, Sébastien Windsor. Ce dernier tient à rappeler que les agriculteurs font face à des difficultés importantes et que les chambres ont formulé « un certain nombre de propositions » et « renforcé leur action sur l’accompagnement des transitions sans opposer environnement, économie et attentes des consommateurs ». Il espère pouvoir également échanger avec la nouvelle ministre de la Transition écologique, celui des Outre-mer et celle de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Barbara Pompili à l’Écologie
Barbara Pompili lors de la passation de pouvoir, le 7 juillet 2020.© Twitter B.Pompili

La nouvelle ministre de l’écologie, qui présidait la commission du développement durable de l’Assemble nationale, a commencé sa carrière politique chez les verts (EELV) avant de rejoindre la majorité présidentielle en 2017.

Le nom de Barbara Pompili apparaît pour la première fois dans La France agricole en 2012, quand, alors coprésidente du groupe des Verts à l’Assemblée, elle dépose avec dix autres députés une proposition de loi étendant l’interdiction d’exploration et exploitation du gaz de schiste. Dans le département de la Somme où elle est élue, elle s’oppose à la ferme des 1 000 vaches. Mais c’est lorsqu’elle devient secrétaire d’État à la biodiversité en 2014, sous Hollande, que l’on entend davantage parler d’elle. Elle fait adopter la loi-cadre Biodiversité en 2016.

En prenant les rênes de son ministère le 7 juillet 2020, elle s’est refusée à « établir tout de suite un programme d’action qui serait incomplet », et a demandé à ne pas être « jugée sur les intentions mais sur les résultats que nous aurons atteints ensemble »

Bérengère Lafeuile
Bertille Quantinet et Marie Salset.
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