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Comment gérer le pâturage en automne ?

J’espère que les pluies de septembre et d’automne vont relancer la pousse de l’herbe. Comment conduire le pâturage pour la valoriser au mieux sans abîmer les prairies ?

Un éleveur en Loire-Atlantique

Le pâturage ne se gère pas de la même façon toute l’année. En automne, l’objectif principal est de préparer le printemps pour obtenir de l’herbe de qualité en quantité. De plus, l‘herbe d’automne est riche en azote et complémente bien le maïs. La faire pâturer par les vaches permet de réaliser des économies en réduisant les besoins en concentré azoté et en...
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Réponse de l’expert

Le pâturage ne se gère pas de la même façon toute l’année. En automne, l’objectif principal est de préparer le printemps pour obtenir de l’herbe de qualité en quantité. De plus, l‘herbe d’automne est riche en azote et complémente bien le maïs. La faire pâturer par les vaches permet de réaliser des économies en réduisant les besoins en concentré azoté et en fourrages conservés.

Viser un pâturage ras pour préparer la pousse au printemps

En automne, il faut obtenir un pâturage ras. Il s’agit de donner de la lumière au plateau de tallage pour faire repartir de nouvelles talles. On favorise ainsi une forte densité avec beaucoup de plants par mètre carré, ce qui prépare un rendement maximal pour la suite. On ne doit plus voir la terre entre les plants. S’il y a du trèfle dans la parcelle, il tirera également profit d’un pâturage ras. La lumière l’aidera à mieux passer l’hiver et il pourra recoloniser le sol avec ses rhizomes. Enfin, l’herbe présente à l’automne va pourrir avec le gel si elle n’est pas pâturée. Cette herbe dégradée va à la fois pénaliser la repousse au printemps et gêner le pâturage car les vaches ne la consomment pas.

La fauche ne permet pas de créer ces conditions favorables à la pousse de printemps. Et l’enrubannage d’automne n’est pas de bonne qualité car il est trop riche en eau.

Les vaches doivent être rationnées pour consommer toute l’herbe disponible

En automne plus que jamais, tout paddock commencé doit être terminé. Le troupeau ne passe à la parcelle suivante que lorsque tout est bien rasé. La vitesse de rotation est réduite mais toutes les parcelles doivent être pâturées une fois.

À cette saison, les vaches reçoivent un fourrage complémentaire. Il faut les rationner pour les forcer à consommer l’herbe, quitte à perdre un peu en production. Cela permettra d’en gagner au printemps. Il ne faut pas sous-estimer la consommation de fourrage pour rationner correctement. Les vaches peuvent ingérer 5-6 kg de MS/heure lorsqu’elles sont rationnées. Pour qu’elles aient faim lorsqu’elles vont en pâture, elles doivent recevoir le maïs en un repas, quand elles rentrent.

De même, les prairies plus éloignées, souvent valorisées par les génisses et les taries, doivent être rasées avant l’hiver. En cas de période humide prolongée avant que la rotation soit terminée, on peut finir le tour pendant l’hiver.

Savoir bien apprécier la portance des sols

Mais il ne faut pas se laisser impressionner par l’état de la parcelle après le passage des vaches. Ce n’est que lorsque les trous faits par les sabots sont plus profonds que la longueur des doigts de la main (8-10 cm) qu’il faut arrêter le pâturage. Pour les terrains argileux, qui sont plus sensibles à la compaction, il faut sortir les animaux dès que la terre gicle devant les sabots. En effet, même si la parcelle semble très abîmée, l’effet bénéfique du pâturage sur le tallage dépasse l’inconvénient lié au tassement. Au printemps prochain, la prairie sera superbe.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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