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L’ambition bio des industriels ne faiblit pas

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Stratégie. Ils affichent un développement jusqu’en 2025 et font monter en exigences leur cahier des charges. Objectif : ne pas être rattrapés par les autres démarches de segmentation.

Les industriels craignaient que le marché du lait bio absorbe mal l’arrivée de plus de 300 Ml en deux ans : + 206 Ml en 2018 et environ + 120 Ml en 2019. Face à ce risque, le leader de la collecte, Biolait (285 Ml), a même demandé à ses adhérents, début 2019, de baisser leur production de 5 % par rapport à la moyenne des trois exercices précédents. C’est tout le contraire...
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Les industriels craignaient que le marché du lait bio absorbe mal l’arrivée de plus de 300 Ml en deux ans : + 206 Ml en 2018 et environ + 120 Ml en 2019. Face à ce risque, le leader de la collecte, Biolait (285 Ml), a même demandé à ses adhérents, début 2019, de baisser leur production de 5 % par rapport à la moyenne des trois exercices précédents. C’est tout le contraire qui se passe. « En 2018 et au premier semestre 2019, les fabrications en laits UHT, beurres, crèmes, fromages et poudres de lait infantile suivent la collecte », indique Antoine Auvray, du Cniel. D’ailleurs, Biolait ne reconduit pas sa mesure de réduction en 2020.

Continuer de faire la différence

Les industriels ne souhaitent pas s’arrêter en si bon chemin, tout en étant conscients qu’il faut maîtriser la production et ne pas se laisser fragiliser par l’arrivée des laits segmentés (non OGM, bien-être animal, pâturage). Ils travaillent sur deux tableaux : renforcer le cahier de charges bio et lancer de nouveaux produits, pour certains assortis de nouvelles marques.

Si Sodiaal a pour l’instant fait le plein, Lactalis avec ses 180 Ml en 2019 ambitionne de monter à 225 Ml en 2021 et à 250 Ml en 2025. Il vient de lancer sa démarche « Bio engagé » sur un pâturage d’au moins 180 jours, des critères de bien-être des animaux et un développement durable (empreinte carbone, biodiversité). Ses lait UHT Lactel et beurre Président ouvrent le bal avec comme objectif, entre autres, de baisser la part de MMD dans son mix-produit bio. « Elle est majoritaire aujourd’hui. » Le « Bio engagé » a favorisé aussi la signature d’un accord-cadre entre le lavallois et l’OP Bio Seine et Loire (photo).

Eurial espère aussi peser 250 Ml en 2025 dont 50 Ml de contrat avec Savencia. La coopérative a créé sa marque Les 300 & bio l’an passé. Son lancement s’est fait avec des produits frais. Elle vient de l’enrichir avec trois fromages. Cette catégorie, qui représente 1,5 % de la consommation française de fromages, offre des perspectives. « Notre cahier des charges a besoin d’un niveau de réassurance. Nous y travaillons pour la fin 2019. »

Les Prés rient bio (Danone-Les2vaches) continuent leur « montée en exigences. Depuis le 1er avril, [ils sont] labellisés Fair For Life, reconnus dans le commerce équitable. »

D’autres laiteries veulent prendre leur part : Sill (26 Ml pour un besoin de 60 Ml), Laïta et bientôt Maîtres Laitiers du Cotentin.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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