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« La mécanique fonctionne »

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Version FNPL. Selon le syndicat, les EGA ont permis un retour sur le prix du lait payé au producteur, mais nous ne sommes qu’à mi-chemin pour intégrer complètement le coût de production.

Quel a été l’impact de la loi Égalim sur le prix du lait en 2019 ? À la veille des nouvelles négociations commerciales sur les marques, qui doivent se conclure fin février, la FNPL a voulu faire un premier bilan. Son approche est d’abord macro-économique, en relevant l’évolution du prix du lait en France sur 12 mois glissant, d’octobre 2018 à octobre 2019. La donnée FranceAgriMer indique que...
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Quel a été l’impact de la loi Égalim sur le prix du lait en 2019 ? À la veille des nouvelles négociations commerciales sur les marques, qui doivent se conclure fin février, la FNPL a voulu faire un premier bilan. Son approche est d’abord macro-économique, en relevant l’évolution du prix du lait en France sur 12 mois glissant, d’octobre 2018 à octobre 2019. La donnée FranceAgriMer indique que l’on est passé de 324,04 € à 334,31 €/1 000 l, soit une hausse de 10,27 €. Mais quelle est la part des différents débouchés du lait français dans cette hausse ? La FNPL prend l’hypothèse d’un mix-produit France avec 50 % de produits de grande consommation (PGC) vendus sur le marché français, 25 % de PGC vendus à l’export et 25 % de beurre-poudre.

Les PGC auraient offert entre +18 € et +33 €/1 000 l, selon la méthode d’évaluation FNPL

Il est admis que les PGC export sont indexés sur le prix du lait allemand, or celui-ci a baissé entre 2018 et 2019 (-11,37 %). Sur un quart de la collecte, cela conduit à une valorisation négative de -2,84 €. À l’inverse, la valorisation beurre-poudre a progressé (+15,10 €), ce qui amène une valorisation positive de 3,77 € sur le lait français. Additionnées, les conjonctures de ces deux marchés forment une valorisation de + 0,92 €. Si le prix du lait a augmenté de 10,27 €, c’est donc que les PGC France ont offert + 9,35 € à notre mix-produit. « Sur 50 % du lait, cela signifie que les hausses de tarif qui ont été passées valent + 18,70 €/1 000 l. C’est sans doute une évaluation a minima », estime André Bonnard, secrétaire général de la FNPL. Le syndicat s’intéresse alors à une autre méthode, à partir des indices de prix de vente fourni par l’Insee. Sur la même période – d’octobre 2018 à octobre 2019 –, les prix à la consommation ont augmenté de + 1,83 % pour les cinq grandes familles de produits laitiers, alors que les prix de vente des industriels progressaient de + 2,1 %. « Dans la filière lait, une part de la cagnotte que la distribution s’est faite à la suite du relèvement du SRP a été reversée à notre profit », interprète André Bonnard.

La suite ne manque pas d’audace car la FNPL utilise une donnée Cniel/Esane de 2016 : le chiffre d’affaires des industriels sur le marché français, soit 22,1 mds€ pour 14 mds de litres. En appliquant une hausse de + 2,1 %, les PGC France en auraient permis une de + 33,5 €/1 000 l. « C’est une évaluation haute », reconnaît André Bonnard. Plus troublant, l’application de cette valeur à un mix-produit de type Savencia (10 % de beurre­-poudre/30 % de PGC export/60 % de PGC France) amène une évolution du prix du lait de 19,42 €/1 000 l, très proche de ce qu’a vraiment versé l’entreprise. Mais la grande majorité des industriels sont loin de cette hausse : Sodiaal, Danone, pour ne citer qu’eux, sont en dessous de la moyenne à + 11 €/1000 l. « Nous en concluons que la mécanique des EGA fonctionne : quand le distributeur accepte une augmentation, cette hausse va au producteur. Mais le niveau de prix obtenu reste en deçà des objectifs de couverture des coûts de production. Nous ne sommes qu’à mi-chemin. »

Dominique Grémy
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