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1,4 M€ par an à digérer pour l’instant par la profession

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OSUE. Un coup de pouce de l’État permet de contenir pendant trois ans le coût de l’indexation, tâche dévolue à la profession.

L’Inra et GenEval ont signé une convention qui entérine la poursuite de leur collaboration pour l’évaluation génétique des reproducteurs bovins, ovins et caprins. Cette tâche, historiquement confiée par le ministère de l’Agriculture à l’Inra et financièrement assurée en totalité par l’État, est désormais dévolue à GenEval, structure créée pour...
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L’Inra et GenEval ont signé une convention qui entérine la poursuite de leur collaboration pour l’évaluation génétique des reproducteurs bovins, ovins et caprins. Cette tâche, historiquement confiée par le ministère de l’Agriculture à l’Inra et financièrement assurée en totalité par l’État, est désormais dévolue à GenEval, structure créée pour cela par Allice et Races de France. Le nouveau règlement zootechnique européen est passé par là. Par cette convention, GenEval aura un accès privilégié au Centre de traitement de l’information génétique (CTIG) de l’Inra.

Ce dernier s’engage également à mettre à sa disposition les logiciels dédiés et jeux de données de la base nationale zootechnique nécessaires à l’indexation. Il lui apportera le support et l’expertise associés. En contrepartie, GenEval fournira ses données à l’Inra et bénéficiera ainsi de ses travaux de R & D. Pas de surprise dans ce deal.

Le cœur du sujet était ailleurs : le montant de la facture de l’Inra pour ses services. Excessif aux yeux de la profession, il a fait l’objet d’âpres discussions. Si Allice et Races de France n’ont pas vraiment eu gain de cause, le coup de pouce de l’État a mis de l’huile dans les rouages pour aboutir à un budget acceptable pour faire fonctionner GenEval (douze personnes). Tout du moins pendant les trois ans durant lesquels Paris s’est engagé à soutenir l’Inra pour sa contribution à l’évaluation génétique… Ce qui de facto revient à réduire le montant de sa facture. Pour 2019, GenEval tournera avec un budget de 1,4 M€, incluant la prestation de l’Inra aidée à hauteur de 400 000 € par l’État. Soit, hors aide, un montant de 1,8 M€ que la profession devra, à moyen terme, digérer seule pour indexer ses animaux. À moins qu’elle réussisse à convaincre Paris que l’indexation mérite un effort collectif. Rien n’est moins sûr, vu le niveau des finances publiques.

600 000 € pour la holstein

Ce budget table sur 1,5 million de primo-indexations par an, base de facturation de GenEval aux OSUE. On comprend là l’enjeu de garder le maximum d’éleveurs dans le giron de la sélection et, avec eux, des mâles et des femelles à indexer. À défaut, on dépassera le coût actuel de 0,93 €/primo-indexation. Pour la holstein, il en coûtera 600 000 € à répartir dans les deux futurs OSUE (130 000 € en montbéliarde, 60 000 € en normande, 4 500 € en simmental…). Comme acté par l’OS actuel fin 2018, cette facture se répartira entre les acteurs de la génétique selon l’activité IA-génotypages, le nombre de taureaux importés et de femelles inscrites au service élaboré. Charge à ces structures de refacturer ou pas à leurs adhérents ou clients éleveurs. Les autres races laitières pourraient s’inspirer de cette clé de répartition.

Jean-Michel Vocoret
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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