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L’Océanie laitière est relativement épargnée

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Les campagnes laitières néo-zélandaise et australienne ont respectivement pris fin en mai et juin derniers. © C. Hiet/GFA

La pandémie mondiale liée au Covid-19 est survenue au moment du creux de collecte saisonnier en Nouvelle-Zélande et en Australie. Les cours laitiers océaniens ont malgré tout reculé, mais sans commune mesure par rapport à la chute de certaines cotations étasuniennes (cheddar, poudre maigre, beurre) ou européennes (poudre maigre) au plus fort de la crise.

Alors que la crise sanitaire a frappé le vieux continent au moment du pic de collecte saisonnier, la production laitière océanienne se tarissait progressivement. Les campagnes laitières néo-zélandaise et australienne ont respectivement pris fin en mai et juin derniers. « Les cours océaniens ont globalement mieux résisté qu’en Europe ou aux États-Unis », précise Mélanie Richard, de l&rsquo...
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Alors que la crise sanitaire a frappé le vieux continent au moment du pic de collecte saisonnier, la production laitière océanienne se tarissait progressivement. Les campagnes laitières néo-zélandaise et australienne ont respectivement pris fin en mai et juin derniers. « Les cours océaniens ont globalement mieux résisté qu’en Europe ou aux États-Unis », précise Mélanie Richard, de l’interprofession laitière (Cniel), lors d’une conférence tenue ce mercredi 1er juillet 2020.

D’après les données de la Commission européenne, la cotation étasunienne du beurre a perdu 1 500 $ par tonne entre février et avril 2020, contre 1 000 $/t en Europe et moins de 900 $/t en Océanie. Sur la poudre maigre, le cours océanien a perdu environ 500 $/t sur la même période. C’est deux fois moins qu’en Europe et aux États-Unis. La dévalorisation de la poudre grasse est similaire aux trois bassins, autour de 500 $/t. Enfin, le prix du cheddar océanien a baissé de 500 $/t, quand il chutait de presque 2 000 $/t aux USA .

Baisse annoncée du prix du lait en Nouvelle-Zélande

Sur la campagne de 2018-2019, la collecte néo-zélandaise était en progression de plus de 2 % sur un an. Une hausse conséquente après trois ans de stagnation. « Les nouvelles contraintes environnementales bloquent l’intensification de la production depuis 2015 », explique Mélanie Richard. La dernière campagne (21,8 milliards de litres de lait) affiche un recul des volumes collectés de 0,4 %, un bon résultat au regard du repli du cheptel national et des conditions climatiques capricieuses.

« Le prix du lait est incitatif, justifie la spécialiste. Chez Fonterra, il était en hausse de 18 % par rapport à la campagne de 2018-2019, dividendes inclus. » À l’origine de ce rebond, une année record sur le plan des exportations laitières : +7 % en volume et +12 % en valeur. « La Nouvelle-Zélande exporte 95 % de sa production, essentiellement sous forme de commodités », rappelle Mélanie Richard. Au début de 2020, les envois se sont contractés en raison de la crise, mais les flux vers la Chine, qui concentre 40 % des exportations néo-zélandaises en valeur, se maintiennent. Malgré tout, l’incertitude qui règne sur le second semestre a conduit Fonterra à annoncer « un prix du lait prévisionnel pour 2020-2021 en baisse de 4 à 25 % sur un an ».

> À lire aussi : Nouvelle-Zélande, Fonterra annonce une baisse du prix du lait (03/06/2020)

Rebond inespéré de la collecte australienne

En Australie, l’année 2020 a commencé sous de meilleurs auspices. « L’été austral a été plus humide que d’habitude, permettant un rebond de la collecte locale de 5 % par rapport à 2019 sur le premier quadrimestre, relève Gérard You, de l’Institut de l’élevage (Idele). On retrouve les niveaux de 2018. » Une hausse inespérée après une année 2019 particulièrement éprouvante pour les éleveurs. Dans le sud-est du pays, bassin de la production australienne, la pluviométrie a enregistré un repli de 40 % par rapport à la moyenne décennale.

Avec une collecte annuelle et un cheptel en baisse régulière depuis le début du siècle, l’Australie perd progressivement sa place d’exportateur laitier de premier plan. « En 2002, le pays exportait 60 % de sa production, soit environ 6 tonnes-équivalent lait, explique Gérard You. Aujourd’hui, seulement le tiers des 9 millions de tonnes de lait produit annuellement sont exportées. » Les fabrications se recentrent sur le marché intérieur et les produits à plus forte valeur ajoutée, au détriment des fabrications et des envois de beurre et poudre de lait. « Le profil à l’exportation de l’Australie se rapproche de celui de l’Europe », note l’économiste. Le prix du lait payé au producteur suit une tendance haussière.

Sur les quatre premiers mois de 2020, les difficultés logistiques à l’exporation ont affecté l’ensemble des envois laitiers australiens mais l’activité pourrait vite se rétablir « si la demande chinoise se maintient ».

> À lire aussi : Zoom lait, l’Australie a-t-elle atteint un point de non-retour ? (06/01/2020)

A. Courty
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