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Blés tendre et dur ont la cote

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Transport de céréales sur un cargo (photo d’illustration). © Claudius Thiriet

N’ayant pu assurer son conseil spécialisé en raison du mouvement de grève national, FranceAgriMer a diffusé par voie numérique ses nouvelles prévisions pour la campagne commerciale céréalière de 2019-2020.

FranceAgriMer maintient ses prévisions d’utilisations de blé tendre par les meuniers, amidonniers, éthanoliers et fabricants d’aliments du bétail sur le marché français à 15,4 millions de tonnes (Mt).
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FranceAgriMer maintient ses prévisions d’utilisations de blé tendre par les meuniers, amidonniers, éthanoliers et fabricants d’aliments du bétail sur le marché français à 15,4 millions de tonnes (Mt).

Les prévisions de ventes de blé vers l’Union européenne (UE) sont ajustées à un peu moins de 8,4 Mt (–80 000 tonnes par rapport aux prévisions de novembre 2019), en raison d’un regain de compétitivité du maïs face au blé en alimentation animale.

En revanche, les prévisions d’exportations de blé tendre vers les pays tiers sont portées à 12,2 Mt (+200 000 tonnes par rapport aux prévisions du mois dernier).

Un blé français compétitif

Les prix du blé français restent en effet très compétitifs comparés à ceux de la mer Noire dans un contexte de hausse des cours. Ainsi, le blé meunier français de grade 1 départ Rouen, coté à 207 USD la tonne le 10 décembre 2019, vole la vedette au blé meunier russe « Russia Milling Wheat 12,5 % » coté 212 USD la tonne à la même date selon l’International Grain Council (CIC).

Par ailleurs, la concurrence Mer noire devrait s’émousser en seconde partie de campagne, en raison de la concentration des exportations de l’Ukraine sur le premier semestre de 2019-2020 et d’une moindre présence de la Russie à l’exportation. Malgré une production toujours importante, la Russie est confrontée à l’appréciation du rouble qui la rend moins compétitive à l’exportation et à des stratégies de rétention et de reconstitution des stocks intérieurs, encouragées par la progression des prix domestiques.

Du côté de l’hémisphère Sud, si la récolte de blé d’Argentine semble se confirmer autour de 18 Mt avec une excellente compétitivité en matière de prix, celle de l’Australie est régulièrement revue à la baisse et se situe désormais autour de 15 Mt.

Dans ces conditions, malgré les annonces de réduction du programme d’importations de blé par l’Algérie, les prévisions d’exportations restent favorables à l’origine France, avec des progressions attendues des exportations françaises vers le Maroc, l’Égypte et l’Afrique subsaharienne.

Des exportations à la hausse…

Dans un contexte de récoltes décevantes au niveau mondial, le blé dur français, d’excellente qualité cette année, reste plébiscité par ses voisins européens et méditerranéens.

Face à la demande, les prévisions d’exportations françaises sont portées à 1,2 Mt (+50 000 tonnes par rapport au mois dernier), dont 980 000 tonnes vers l’UE (+30 000 tonnes) et 220 000 tonnes (+20 000 tonnes) vers les autres pays notamment le Maroc.

Sur le marché intérieur, les utilisations par les semouliers français sont maintenues à 485 000 tonnes, niveau proche de celui de la campagne précédente.

… mais limitées par les disponibilités

Les disponibilités françaises limitées (moins de 1,5 Mt de collecte) constituent cette année un frein à l’exportation, compte tenu du stock de fin de campagne minimal à conserver pour assurer la soudure avec la prochaine récolte de 2020.

Selon les dernières statistiques canadiennes (Statcan), la récolte canadienne de blé dur s’élèverait à 5 Mt et les prévisions d’exportations à 4,7 Mt.

Des ventes d’orge dynamiques

Les prévisions concernant la commercialisation de l’orge française sont quasi reconduites par rapport au mois dernier. Sur le marché français, les prévisions d’incorporation par les fabricants d’aliments du bétail sont maintenues à 1,3 Mt, les prévisions de ventes vers l’UE à plus de 3,6 Mt et les prévisions d’exportations vers les pays tiers à 3,5 Mt.

Malgré des incertitudes sur la demande de ces deux pays, la Chine reste notre principal acheteur devant l’Arabie Saoudite, suivie par le Maroc et d’autres pays de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Le maïs en berne

Concernant le maïs, FranceAgriMer revoit à la baisse ses prévisions de collecte à 10,2 Mt (–180 000 tonnes par rapport au mois dernier) mais reconduit ses prévisions d’utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français à 2,5 Mt. Les prévisions de ventes vers l’UE sont ajustées à un peu plus de 3,8 Mt (–80 000 tonnes par rapport aux prévisions du mois dernier) et sont maintenues à 130 000 tonnes vers les pays tiers.

I. Lartigot
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