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Dossier. « Tout se joue au semis et au désherbage »

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Récolte. Fabien, José et Jean-Yves Bernard, les trois associés du Gaec, font l’arrachage en trois fois : mi-septembre, fin octobre et fin novembre. © D.G

Avec un bol mélangeur, la distribution est très facile. Mais la qualité du semis et le désherbage sont des étapes clés pour réussir cette culture.

Le Gaec Élevage Bernard utilise de la betterave fourragère depuis 2009. « J’étais un peu réticent à me lancer dans cette culture car je me souvenais du travail que cela demandait autrefois. Et puis nous n’avions pas encore la mélangeuse », explique Jean-Yves Bernard, le père de Fabien et José.
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Le Gaec Élevage Bernard utilise de la betterave fourragère depuis 2009. « J’étais un peu réticent à me lancer dans cette culture car je me souvenais du travail que cela demandait autrefois. Et puis nous n’avions pas encore la mélangeuse », explique Jean-Yves Bernard, le père de Fabien et José.

L’achat d’un bol à double vis, et le recours à une ETA pour le semis et la récolte rendent ce fourrage tout à fait supportable en matière d’astreinte et de pénibilité. La betterave est intégrée à la ration hivernale de mi-septembre à fin mars, à raison de 3 kg de MS/VL, associée à 10 kg de MS de maïs, 5 kg de MS d’ensilage d’herbe et 0,6 kg de paille. La complémentation est assurée par 4,5 kg de tourteau de colza et 150 g d’urée.

« Avec la betterave, je cherchais bien sûr à gagner en taux, mais j’apprécie aussi d’avoir une ration diversifiée et le rôle hépato-protecteur de ce fourrage frais », explique Fabien. Pendant les cinq mois de l’hiver 2016-2017, le TB a atteint une moyenne de 44,4 et le TP 35. La ration des vaches est distribuée deux fois par jour et repoussée plusieurs fois. Tous les matins, les refus sont enlevés et l’auge nettoyée. « Nous n’avons jamais eu de problème de butyriques. Les betteraves arrivent dans l’auge quasi entières et sont très bien ­consommées par les vaches. Il y a toujours quelques cailloux qui ne posent pas de problèmes avec un bol, mais qui interdiraient l’usage d’une mélangeuse à pales. »

Saisir le bon créneau pour ne pas se laisser dépasser par les adventices

Les betteraves sont stockées sur une dalle en béton, soit à l’extérieur, soit à l’abri. Dans ce cas, les éleveurs prennent soin de positionner des cheminées d’aération tous les cinq mètres pour évacuer la chaleur et l’humidité. « Au moment du stockage, il faut être attentif à ne pas blesser les tubercules avec le godet pour garantir une bonne conservation. Pour nous, le gel n’a jamais été un problème. » L’arrachage se fait en trois fois : mi-septembre, fin octobre et fin novembre. Comme d’autres utilisateurs de betterave, les éleveurs confirment que le plus délicat est de réussir le semis pour avoir une levée homogène. Il faut aussi être très attentif pour le désherbage. « On peut vite se faire dépasser par les adventices si on n’a pas saisi le bon créneau pour intervenir. Le rendement est alors pénalisé et la récolte devient très difficile. C’est une culture qui ne se surveille pas depuis la route. Les possibles attaques du ver gris sont aussi à craindre. » Le semis est programmé mi-avril sur une parcelle qui a reçu du fumier en février. Suivent deux désherbages (les 8 et 30 mai 2017), parfois un troisième passage si les deux précédents ont été insuffisants. Ils utilisent une association de Target et Betanal. « Avant d’intervenir sur les betteraves, attention à bien nettoyer le pulvérisateur avec un produit spécifique et en démontant les filtres, surtout si l’on a utilisé des sulfonylurées. Attention aussi aux parcelles trop proches d’un maïs qui pourraient subir des dégâts au moment du désherbage », avertissent les éleveurs.

D.G.

    À Glomel (Côtes-d’Armor)

    3 UTH : le père et ses fils

    140 prim’holsteins à 8 400 kg

    180 ha de SAU, dont 45 ha de ­céréales, 45 ha d’ensilage maïs et 8 ha de betteraves (4 ha pour l’autoconsommation et 2 ha vendus)

    363,16 €/1 000 l, prix du lait d’octobre à novembre

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