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Dossier. « Le paillage automatique réduit la pénibilité »

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Installée en 2017, la pailleuse sur rail du Gaec de Lobélie épand une botte cubique matin et soir sur les logettes. Une aide précieuse pour éviter la corvée quotidienne.

«Nous avons 110 laitières sur logettes et en hiver, nous utilisons en moyenne 7 kilos de paille par vache, soit deux balles rectangulaires par jour. Auparavant, nous stockions les bottes dans l’allée entre les logettes, et nous les épandions à la main. Cela prenait du temps et, physiquement, cette opération devenait très pénible. Nous avons donc cherché un système automatique », explique Olivier­ Dugué...
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«Nous avons 110 laitières sur logettes et en hiver, nous utilisons en moyenne 7 kilos de paille par vache, soit deux balles rectangulaires par jour. Auparavant, nous stockions les bottes dans l’allée entre les logettes, et nous les épandions à la main. Cela prenait du temps et, physiquement, cette opération devenait très pénible. Nous avons donc cherché un système automatique », explique Olivier­ Dugué, du Gaec de Lobélie, en Loire-Atlantique.

Première alternative étudiée : la distribution par gaine. Cette solution ne les convainc pas, car avec l’important volume à épandre quotidiennement, la machine aurait dû fonctionner plusieurs heures par jour. Les éleveurs ont préféré la pailleuse GEA constituée d’un chariot avec rotor distributeur, monté sur un rail suspendu.

La charpente du bâtiment n’étant pas conçue pour supporter une telle charge, ils ont dû installer des portiques sur toute la zone des logettes afin d’y fixer le rail. Le circuit forme une boucle qui passe dans toute la stabulation. Des aimants posés sur le rail délimitent le début et la fin des secteurs à pailler. Tous les soirs, ils déposent une botte dans le chariot, en prenant soin de placer les nœuds des ficelles sur la face avant, afin de les retirer plus facilement. Le constructeur leur a fourni un outil dédié : une lame et un crochet au bout d’un manche, car le chariot est à plus de deux mètres du sol. La botte reste toute la nuit en place, et la distribution démarre automatiquement le lendemain matin quand les vaches sont dans l’aire d’attente pour la traite. Dans la matinée, les associés replacent une nouvelle botte qui sera épandue lors de la traite du soir.

Travail par secteur

La stabulation est divisée en quatre zones de logettes. Sur chaque secteur, la pailleuse passe cinq fois pour épandre plusieurs pellicules de paille. La répartition est ainsi plus précise. Sur la dernière partie, le chariot effectue des allers et retours jusqu’à ce que la réserve soit vide. Puis il revient à son point de chargement. Pendant la distribution, le fond mouvant pousse la paille contre un rotor qui la fait tomber au sol. Les moteurs sont alimentés par des batteries qui se rechargent automatiquement quand la machine est en stationnement.

Des doses et des heures de passage différentes selon les lots

Au Gaec de Lobélie, la pailleuse ne s’occupe que de la stabulation des laitières. Les vaches taries et les génisses sont logées sur des aires ouvertes dans d’autres bâtiments, où les associés utilisent une pailleuse sur tracteur. Cette machine est conçue pour gérer plusieurs lots d’animaux avec des doses et des heures de passage différenciées. Il existe aussi un système de répartition pour concentrer la paille sur un endroit ou, au contraire, la répartir au large.

« L’avancement de la botte et la vitesse de rotation du rotor sont réglables, mais nous n’y touchons plus, précise Olivier Dugué. Comparé à une pailleuse sur tracteur, la machine fait peu de poussière, car le rotor ne tourne pas très vite et la litière tombe par gravité. Nous utilisons de la paille en brins longs et cela fonctionne bien. L’entretien n’est ni contraignant ni chronophage : il y a juste quelques points à graisser, comme sur n’importe quelle machine. Nous avons eu un problème en 2019 avec un chargeur, mais le distributeur l’a changé. Physiquement, ce n’est plus la corvée comme avant, et en matière de temps de travail, nous avons uniquement le chargement à gérer. »

Denis lehé
Le paillage. Une imposante structure métallique a été installée dans l’ancienne allée de stockage, entre les logettes. © D.L.
L’outil pour retirer les ficelles se compose d’une lame et d’un crochet au bout d’un manche. © Denis Lehé
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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