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« La proximité de la MSA avec les territoires ruraux a un coût »

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François-Emmanuel Blanc, directeur général de la Caisse centrale de la MSA. ©Franck Beloncle

Après la publication du rapport de la Cour des comptes le 26 mai 2020, François-Emmanuel Blanc, directeur général de la Caisse centrale de la MSA, rappelle l’importance du rôle de l’organisme dans les territoires ruraux et défend la singularité du régime social agricole.

« Le rapport du 26 mai 2020 acte une différence de conception, entre la MSA et la Cour des comptes, de ce qu’est la protection sociale ». Contrairement à l’une des conclusions des rapporteurs, François-Emmanuel Blanc, directeur général de la Caisse centrale de la MSA, estime que le régime social agricole « n’est pas en déclin. Il n’y a pas lieu pour nous, ni pour les pouvoirs publics, de...
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« Le rapport du 26 mai 2020 acte une différence de conception, entre la MSA et la Cour des comptes, de ce qu’est la protection sociale ». Contrairement à l’une des conclusions des rapporteurs, François-Emmanuel Blanc, directeur général de la Caisse centrale de la MSA, estime que le régime social agricole « n’est pas en déclin. Il n’y a pas lieu pour nous, ni pour les pouvoirs publics, de le remettre en cause », a-t-il déclaré à la France Agricole, le 28 mai 2020.

> À lire aussi : La MSA, un régime « en déclin structurel » (27/05/2020)

« Être le relais du dernier kilomètre »

Selon lui, la MSA n’est pas qu’un organisme de protection sociale, c’est aussi un organisme qui contribue à la vie des territoires. « L’une de nos missions est d’assurer une proximité avec les habitants des zones rurales et d’être le relais du dernier kilomètre. Cette présence nous est d’ailleurs imposée par le code Rural et nous ne souhaitons pas que cela change », affirme-t-il.

« Tout ne peut pas être analysé d’un point de vue comptable »

Une position à contresens de celle de la Cour des comptes qui suggère d’écarter l’idée de s’investir dans des activités extérieures à la sécurité sociale. « Nous voulons réparer les territoires ruraux et nous nous donnons à fond dans cette mission », insiste le directeur, qui reconnaît que la réalisation d’un tel objectif ne va pas sans dépense. « La proximité et l’animation des territoires ont un coût. Tout ne peut pas être analysé d’un point de vue uniquement comptable », martèle-t-il.

Amélioration des performances

Le rapport invite aussi la MSA à améliorer ses performances, notamment dans le recouvrement des prestations sociales et dans le suivi des actions qu’elle mène, par rapport aux moyens qui y sont alloués. « Nous avons établi en 2018 un plan stratégique à horizon 2025, avec un objectif d’amélioration de nos performances que nous poursuivons. Nous avons intégré dans notre démarche l’impératif de rationalisation, en diminuant, par exemple le nombre de caisses locales », explique le directeur, qui précise que la mutualisation des moyens va se poursuivre, mais qu’il n’est pas envisagé de réduire davantage le nombre de caisses locales.

Rapprochement du régime général

La Cour des comptes recommande à la MSA de « développer des synergies avec le régime général de la sécurité sociale, notamment sur les systèmes d’information ». François-Emmanuel Blanc indique que de nombreuses collaborations existent déjà. « La MSA a mis à disposition du régime général plusieurs systèmes informatiques (logiciel, plateforme…) de calcul de retraite ou encore de prestations familiales qu’elle a créés ».

Et le directeur souhaite même aller plus loin dans la mutualisation entre les deux caisses. « Nous pourrions traiter les dossiers des cotisants au régime général qui sont situés dans les zones rurales ».

Une projection qui va à l’encontre de l’avis de la Cour des comptes, qui estime dans son rapport que « l’élargissement de la population du régime agricole aux habitants des communes rurales […] ne serait pas justifié, car il n’apporterait pas aux assurés et aux cotisants, de gains tangibles en matière de qualité de service qui leur est rendu ».

Bertille Quantinet

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