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Danone resserre la vis

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Recul. À la gestion des excédents s’ajoute, pour Danone, la baisse de consommation des produits frais en France. Elle est de 2 à 3 % par an depuis plusieurs années. © Cédric Faimali

Collecte. Le groupe veut en finir avec ses 10 % d’excédents. Les OP doivent accélérer la réduction des références.

Il y a deux ans, Danone annonçait son souhait de coller sa collecte française à ses besoins. Il affichait un excédent de 10 % sur ses 950 Ml. La multinationale passe alors un deal avec les OP : elle accepte l’intégration des coûts de production dans le calcul du prix de base, en contrepartie d’une baisse progressive de la référence des OP. Une réduction négociée à la carte avec chacune ...
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Il y a deux ans, Danone annonçait son souhait de coller sa collecte française à ses besoins. Il affichait un excédent de 10 % sur ses 950 Ml. La multinationale passe alors un deal avec les OP : elle accepte l’intégration des coûts de production dans le calcul du prix de base, en contrepartie d’une baisse progressive de la référence des OP. Une réduction négociée à la carte avec chacune : volumes convertis en bio et arrêts d’activité non compensés, fin de la cessibilité des contrats. Jugeant que la réduction des volumes n’avance pas assez vite, elle donne aujourd’hui un nouveau tour de vis.

Première cible qu’autorisent les contrats : les producteurs en sous-réalisation, c’est-à-dire livrant 85 % de leur volume contractuel, ou moins en moyenne sur deux ans. Le 1er avril 2017, en Haute-Normandie, la référence de 60 producteurs est abaissée au niveau de leur sous-réalisation, « puis revalorisée de 3 %, précise l’OP. Ce sont 6 à 7 Ml de références en moins ». Dans le Sud-Est, selon l’OP (130 Ml), l’industriel veut geler 5 Ml prélevés auprès de 84 producteurs.

Pour mettre en adéquation références et laits collectés, le groupe s’attaque aussi aux sous-réalisations moins importantes. Toujours en Haute-Normandie, ce 1er janvier, les adhérents voient leur référence baisser de 1 à 5 % selon leur taux de réalisation, soit 6 à 7 Ml en moins. Au final, la réduction de leur capacité de production descend la référence de l’OP à 228 Ml contre 240 Ml. Cette dernière mise en particulier sur les conversions bio pour atteindre en 2020- 2022 l’objectif, signé en 2016, de 215 Ml. Les producteurs ont livré un peu plus de 220 Ml en 2017. Parallèlement, cet été, hors OP, Danone a profité du renouvellement de son contrat avec l’ex-Coopérative laitière de Haute-Normandie, désormais chez Sodiaal, pour tailler dans les volumes. De 55 Ml, le contrat est passé à 25 Ml le 1er juillet.

L’inquiétude de Jura-Bresse

En Basse-Normandie, la situation est plus sereine. L’OP des Trois Vallées réduit ses volumes de 12 Ml, « sans que cela touche à ceux des producteurs ». Une vingtaine d’entre eux  en phase avec le nouveau cahier des charges des appellations beurre et crème d‘Isigny  va rejoindre la coop Isigny début 2018. Pressentant le besoin en lait de sa voisine pour les deux AOP, l’OP a entamé des discussions il y a un an. « De 82 Ml livrés en 2017, nous allons baisser à 70 Ml. »

C’est désormais chez Jura-Bresse que les inquiétudes sont les plus vives. En contrepartie d’une formule de prix 100 % sur les coûts de production, l’OP (70 Ml) de cette région travaille à réduire les volumes de 10 Ml. Le leader du yaourt vient de mettre sur la table 20 Ml supplémentaires pour les prochaines années… et incite les 143 producteurs à se prendre en main. Ils sont les plus éloignés de l’usine iséroise de Saint-Just-Chaleyssin.

Claire Hue et Jean-Michel Vocoret

    950 Ml collectés

    5 usines

    2 300 producteurs

    6 organisations de producteurs

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