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Vitamines : après l’été très sec, gare aux carences

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Vaches et génisses font normalement, à l’herbe, le plein de vitamines A et E dans leur foie, ce qui leur permet de passer correctement l’hiver. Cela n’a pas été du tout le cas cette année dans le Grand Est © SEBASTIEN CHAMPION

À défaut d’herbe à pâturer, nombre d’animaux n’ont pas refait leur stock de vitamines A et E.

Alors que les premières vraies pluies viennent juste de tomber depuis juin dans notre département de Côte-d’Or et ailleurs dans le Grand Est, les pâtures commencent à reverdir. Mais l’herbe à pâturer y manque encore, contrairement à d’autres régions où les précipitations de la mi-août ont fait du bien (sur le massif du Jura, notamment).
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Alors que les premières vraies pluies viennent juste de tomber depuis juin dans notre département de Côte-d’Or et ailleurs dans le Grand Est, les pâtures commencent à reverdir. Mais l’herbe à pâturer y manque encore, contrairement à d’autres régions où les précipitations de la mi-août ont fait du bien (sur le massif du Jura, notamment).

S’interroger sur le statut en vitamines avant la rentrée

Il faut donc se poser sérieusement la question du statut en vitamines des animaux ayant passé plusieurs mois dans des prés sans herbe verte ! Les vitamines A et E ne sont en effet présentes pratiquement que dans l’herbe verte, et les animaux non complémentés par le biais d’un CMV font classiquement leur stock l’été pour passer la saison hivernale. C’est souvent le cas des vaches allaitantes, des génisses laitières et, dans certains cas, des vaches taries. Rappelons-nous aussi qu’après quelques mois de stockage, les foins et une grande partie des fourrages conservés sont dépourvus de ces vitamines­. Les vaches et génisses constituent habituellement dans leur foie un stock de ces vitamines liposolubles, ce qui permet de passer correctement­ l’hiver, même quand la complémentation en vitamines­ n’est pas optimale.

Risque de colostrum de moindre qualité

Cette année, un peu partout dans le Grand Est, l’été n’aura pas permis de faire ce stockage. Deux conséquences à cela.

Tout d’abord, les colostrums des animaux non complémentés risquent d’être de moindre qualité. En effet, la vitamine A est exportée de façon massive dans le colostrum. Elle intervient comme élément de santé sur le jeune veau, notamment en favorisant le développement d’un intestin performant­ dans l’absorption des nutriments, car elle permet la multiplication et la réparation des épithéliums. La composition même des colostrums des animaux qui vêlent à la rentrée, après une longue période de sécheresse, peut être affectée.

Ensuite, les génisses et broutards, qui sont souvent non complémentés en minéraux, vitamines et oligoéléments après leur rentrée, peuvent également présenter des baisses de croissance. Ils vont rapidement consommer les stocks hépatiques. Et si aucune complémentation n’est mise en place, leur GMQ va diminuer, sans forcément que l’éleveur ne s’en aperçoive. Dans les situations les plus graves, on observe des hygromas – des épaississements articulaires avec un épanchement de liquide synovial, sans boiterie –, des troubles de la vision et, dans les cas les plus extrêmes, des « crises d’épilepsie ».

Deux de nos clients ont eu des animaux qui sont allés jusqu’au stade clinique ; il s’agissait, les deux fois, d’animaux n’ayant pas consommé d’herbe fraîche depuis plusieurs mois et n’ayant pas reçu une complémentation adéquate en vitamines.

Deux options pour aborder sereinement l’hiver

Dans ce contexte où beaucoup d’animaux risquent de se trouver en carence de vitamines A, E et D, deux solutions sont envisageables pour aborder et passer sereinement la saison hivernale.

On peut faire un dosage de vitamines à la rentrée des animaux en stabulation, et complémenter en fonction des résultats.

On peut aussi décider de faire une cure sur quelques jours à l’aveuglette, pour remonter le niveau des vaches, puis faire un apport journalier par l’intermédiaire du minéral choisi avec une bonne quantité de vitamines. Dans ce cas, il sera nécessaire d’adapter le dosage en vitamines à la consommation des animaux.

En moyenne, une vache laitière a besoin de 100 000 UI par jour en vitamines A, 20 000 UI en vitamine D et 1 000 mg en vitamines E. Ainsi, pour une vache à laquelle on distribue 100 g de minéral par jour, choisissez­-en un dont la concentration en vitamine A, E et D est respectivement de 1 000 000, 200 000 et 10 000.

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