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Tracteurs d’élevage : la transmission à variation continue se généralise

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q Équipement. En cabine, la transmission continue est souvent synonyme d’équipements haut de gamme.

Option. Développée au départ sur les grosses puissances, la transmission à variation continue est désormais disponible chez la plupart des constructeurs sur des modèles de moins de 140 chevaux. Souplesse, précision, confort... Les avantages pour l’éleveur sont multiples.

Alors qu’un tracteur classique compte souvent 16, 24, 30 ou 48 rapports, échelonnés de 0 à 50 km/h, un modèle équipé d’une transmission à variation continue en possède un nombre infini. Une performance technique permise par la combinaison entre le rendement d’une boîte de vitesses mécanique et la souplesse d’un groupe hydrostatique. C’est le constructeur Fendt qui, le premier, a popularisé...
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Alors qu’un tracteur classique compte souvent 16, 24, 30 ou 48 rapports, échelonnés de 0 à 50 km/h, un modèle équipé d’une transmission à variation continue en possède un nombre infini. Une performance technique permise par la combinaison entre le rendement d’une boîte de vitesses mécanique et la souplesse d’un groupe hydrostatique. C’est le constructeur Fendt qui, le premier, a popularisé ce principe, à la fin des années 1990, en commercialisant sa célèbre boîte Vario. À l’époque, la technologie concernait principalement les tracteurs de grosse puissance. Depuis, les choses ont évolué. La majorité des marques proposent désormais leur propre transmission à variation continue, et l’offre s’est également élargie aux modèles moins puissants destinés à la polyculture-élevage, sur lesquels on retrouve de plus en plus de technologies empruntées aux tracteurs de grandes cultures. Pour un éleveur, l’intérêt est multiple car la variation continue permet de fixer un régime moteur tout en faisant varier la vitesse de déplacement de façon indépendante. Une solution intéressante pour faucher, par exemple, ou pour utiliser une distributrice mélangeuse.

Autre avantage : le chauffeur gère sa vitesse d’avancement en utilisant uniquement la pédale de droite, ce qui libère sa main pour contrôler le levier du chargeur, d’une épareuse ou les commandes des distributeurs hydrauliques. Le travail est plus facile et plus précis. Grâce à la programmation de vitesse cible ou de régime fixe, l’utilisateur gagne du temps à chaque manœuvre, tout en optimisant sa consommation de carburant. Ce type de transmission facile à utiliser est accessible à tous les chauffeurs.

Voici un résumé, marque par marque, de l’offre disponible actuellement sur le marché pour les tracteurs de moins de 140 chevaux.

â CASE IH.

Ce constructeur a présenté les nouveaux tracteurs Vestrum CVXDrive au Sima 2019. Disponibles uniquement avec une transmission à variation continue, ces quatre modèles de 100 à 130 ch (+ 10 ch de puissance additionnelle) se destinent à un public de polyculteurs-éleveurs. Ils sont proposés avec un chargeur avant en option, d’une capacité de 3,5 t. Résolument haut de gamme, ces tracteurs reçoivent, de série, un pont avant suspendu, quatre distributeurs arrière d’un débit hydraulique de 110 l/min à 200 bars, et un levier de commandes MultiController. Soit les mêmes équipements que les gammes supérieures, tout en restant dans un gabarit compact grâce à un empattement de 249 cm. À noter également que Case IH propose aussi sa transmission CVXDrive sur les tracteurs Maxxum à partir de 125 ch.

â CLAAS.

Les Arion 500, de Claas, sont les plus petits tracteurs de la marque à recevoir la transmission à variation continue Cmatic, proposée en option à la place de la boîte standard Hexashift. L’offre débute avec le 510 (125 ch) : sa répartition de charge avant et arrière est de 50/50 et son empattement de 256 cm, ce qui en fait un modèle polyvalent pour utiliser un chargeur ou travailler aux champs. Avec la Cmatic­, le chauffeur choisit trois plages de vitesses virtuelles, par exemple : en marche avant, P1, de 0 à 10 km/h, P2, de 0 à 20 km/h, et P3, de 0 à 40-50 km/h. Ensuite, il évolue dans cette plage en manipulant le levier au niveau de l’accoudoir ou en appuyant sur la pédale d’accélérateur­. Le chargeur frontal peut être monté d’usine. Claas propose deux finitions sur les tracteurs Cmatic : soit le terminal couleur CIS +, soit le grand écran Isobus CEBIS.

â DEUTZ-FAHR.

La transmission TTV, de Deutz-Fahr, est incluse en standard sur les tracteurs 6 TTV, dont les trois premiers modèles, de 126 ch, 130 ch et 136 ch. L’accoudoir multifonction et les commandes électroniques font partie du même pack. Il est possible d’opter pour un chargeur frontal monté d’usine, avec une commande d’inverseur électrique placé sur le joystick à droite, doublée par un levier à gauche du volant. Le constructeur propose deux débits de pompe hydraulique, à 90 ou 120 l/min, et des distributeurs électriques. À noter que la même technologie est également disponible, sous la marque Lamborghini, avec les Spark. Le groupe Same Deutz-Fahr propose sous ses différentes marques des tracteurs étroits vignerons et fruitiers, avec transmission continue. Le constructeur explique que ces modèles de petits gabarits et maniables intéressent aussi parfois­ les éleveurs, notamment avec l’option quatre roues directrices et la possibilité d’ajouter un chargeur frontal en concession.

â FENDT.

On ne présente plus la boîte Vario, de Fendt. Fort de son succès, le constructeur allemand a choisi en 2009 de ne plus installer que cette transmission sur toute sa gamme. Elle équipe ainsi les séries 200 (cinq modèles de 77 à 110 ch), 300 (cinq modèles de 110 à 140 ch) et 500, qui débute avec le 512, un tracteur de 131 ch. Un large choix de gabarits et d’équipements, selon l’usage envisagé. Chaque modèle est disponible en trois ou quatre finitions différentes, offrant un large panel de technologies, y compris dans les puissances les plus faibles : suspension de pont avant et/ou de cabine, distributeurs mécaniques ou électriques, guidage, écran de contrôle Isobus, automatismes de manœuvres… Quels que soient le modèle et la puissance, tous ont un circuit hydraulique load-sensing­.

â JOHN DEERE.

La marque propose sa transmission continue Autopowr sur les tracteurs de la série 6R, depuis le 6110 R (110 ch) jusqu’aux modèles plus puissants. Il s’agit d’une option remplaçant la boîte de vitesses semi-powershift proposée de série. L’acheteur a le choix entre deux pompes hydrauliques load-sensing, de 80 ou 114 l/min de débit. En cabine, le constructeur propose aussi deux finitions, avec le Command Arm, qui inclut un levier d’avancement et une molette pour choisir sa vitesse cible, ou bien l’accoudoir Command Pro, et son monolevier multifonction (choix de la vitesse, distributeurs, relevage).

â KUBOTA.

Le constructeur japonais a présenté récemment sa nouvelle série 7003, des tracteurs de 130 ch ou plus. Dans la version Premium KVT, la transmission à variation continue est proposée de série. Il possède un débit hydraulique de 80 ou 110 l/min et un relevage d’une capacité de 9,4 t. Pour faciliter les manœuvres, la transmission KVT permet de prédéfinir deux vitesses de travail en marche avant et deux autres en marche arrière.

â LANDINI & MCCORMICK.

Dans les gammes du groupe Argo Tractors, les modèles 6C V-Shift, de Landini, ainsi que les X6 VT-Drive de McCormick sont équipés en standard­ d’une variation continue. Ils existent en 121 ch, 133 ch ou 140 ch de puissance maximale et reçoivent un accoudoir multifonction, un écran de contrôle tactile et des distributeurs électrohydrauliques. Les commandes sont centralisées sur un joystick électrique.

â LINDNER.

La marque autrichienne est sans doute la moins connue du panel présenté dans notre enquête. Pourtant, dans cette entreprise familiale, la gamme Lintrac était disponible avec une transmission continue avant la boîte de vitesses mécanique. Ce constructeur propose trois modèles baptisés Lintrac 90 (102 ch), 110 (113 ch) et 130 (136 ch), tous équipés d’une transmission conçue en partenariat avec l’équipementier ZF selon des spécifications propres à Lindner. Ainsi, le chauffeur règle son régime moteur via le potentiomètre de l’accélérateur à main situé sur la console latérale. La vitesse d’avancement se gère au pied ou avec la molette placée dans l’accoudoir, offrant un grand confort de conduite (lire, ci-contre, le témoignage d’un utilisateur).

â MASSEY FERGUSON.

L’offre débute avec le MF 6713 S, un tracteur de 135 ch. La transmission continue Dyna-VT, conçue par le groupe Agco, est une option à la Dyna-6 à six rapports semi-powershift. En version Dyna-VT, le tracteur dispose d’un relevage plus puissant, d’une capacité de 9,6 t, contre 7,1 t sur les modèles standards. Le chauffeur programme sa vitesse sur une plage très étendue, allant de 300 m/h à 50 km/h. Le MF 6713 S peut recevoir un chargeur monté à l’usine de Beauvais (Oise)­, ainsi qu’un toit vitré. Le circuit­ hydraulique load-sensing est proposé avec une pompe de 110 ou de 190 l/min de débit.

â NEW HOLLAND.

La gamme T5 AutoCommand, de New Holland, est composée de quatre modèles de 110 à 140 ch de puissance maximale, avec un empattement de 248 cm, tous équipés d’une transmission à variation continue. Ils sont conçus pour recevoir un chargeur frontal. Comparés aux autres versions du T5 avec boîte semi-powershift­ ou à double embrayage, les modèles AutoCommand bénéficient d’équi­pements haut de gamme, par exemple l’écran tactile Intelliview IV. On retrouve cette transmission sur les modèles supérieurs T6 à partir de 125 ch. Le T6 a un gabarit plus important, mais il possède une meilleure capacité de relevage que le T5.

â VALTRA.

Le N 134 D est le seul modèle Valtra en dessous de 140 ch à être équipé de la transmission CVT Direct. Avec une capacité de relevage de 7,8 t et un débit hydraulique pouvant aller jusqu’à 200 l/min, ce tracteur convient à une utilisation mixte : dans la cour de ferme avec un chargeur, et au champ pour le labour ou le combiné de semis. La transmission dispose de quatre plages de fonctionnement, que le chauffeur choisit afin d’optimiser le rendement mécanique selon l’usage.

Denis Lehé
pL’offre.Pour les tracteurs d’élevage, l’offre de transmission à variation continue est désormais très large et apporte beaucoup de confort à l’utilisateur.
« Confortable et pratique pour tous les jours »

Éleveur en Ille-et-Vilaine, Jean-Marie Gaigeot utilise depuis 2016 un Lindner Lintrac 90 (102 ch) avec chargeur frontal. « Ce tracteur travaille 800 heures par an, notamment pour manipuler des balles rondes, charger et tirer la remorque distributrice, explique-t-il. Je m’en sers aussi pour broyer des accotements, affourrager en vert, désherber avec une bineuse frontale ou brasser le lisier. Ce que j’apprécie avec la transmission continue, c’est la souplesse d’utilisation. Lors des manœuvres d’approche, il n’y a pas d’à-coups et avec la pédale d’avancement, les mouvements sont très précis. Pour les travaux réclamant une vitesse constante, le régulateur est vraiment pratique. »

Le bouton d’inverseur placé sur le joystick du chargeur reçoit également une bonne note. D’autant que la commande est doublée par un second levier à gauche du volant. Pour les travaux à la prise de force, Jean-Marie Gaigeot ajuste le régime voulu, puis il n’a plus à s’en occuper car la vitesse se règle indépendamment. Même chose pour les distributeurs hydrauliques, pour lesquels il suffit de choisir le débit sur l’ordinateur de bord. « Vu que je m’en sers tous les jours, je voulais du matériel confortable et pratique, ajoute-t-il. Je n’ai pas pris la version à quatre roues directrices, car ce tracteur est suffisamment compact et maniable pour mon usage. Seul bémol, comme tout modèle de cette catégorie, il est assez léger, avec un déport de charge à l’avant qui m’oblige à mettre des masses arrière quand j’utilise le chargeur, pour le reste, je ne regrette vraiment pas d’avoir choisi la variation continue. »

    C’est l’écart constaté avec un modèle de tracteur équivalent à boîte de vitesses mécanique. La variation continue est souvent réservée aux séries haut de gamme, et associée à d’autres équipements : ordinateur de bord, système hydraulique plus performant, accoudoirs et leviers multifonctions, suspension de pont avant… Un investissement certes plus important, mais qui apporte de la valeur au tracteur à la revente.

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