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Soutenir les filières pénalisées par le coronavirus

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Pour le Modef, les agriculteurs qui vendent habituellement leurs produits sur des marchés sont directement pénalisés par les mesures de restrictions mises en place face à la propagation du Covid-19. © C. Faimali/GFA

Si le ministre de l’Agriculture a confirmé que les agriculteurs pouvaient poursuivre leur activité, dans le respect du cadre de protection mis en place par l’État, le Modef, la Confédération paysanne et la FNSEA appellent le gouvernement à ne pas oublier les filières impactées par les mesures de restriction.

Le ministre de l’Agriculture l’a confirmé : les agriculteurs peuvent poursuivre leur activité malgré la situation exceptionnelle liée à la propagation du Covid-19. Une décision qui soulage la profession en ces temps de travaux printaniers, mais qui ne retire pas l’inquiétude quant aux conséquences des mesures de restrictions sur certaines filières agricoles.
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Le ministre de l’Agriculture l’a confirmé : les agriculteurs peuvent poursuivre leur activité malgré la situation exceptionnelle liée à la propagation du Covid-19. Une décision qui soulage la profession en ces temps de travaux printaniers, mais qui ne retire pas l’inquiétude quant aux conséquences des mesures de restrictions sur certaines filières agricoles.

Obtenir des prêts à taux 0 %

« Le coronavirus pénalise les producteurs en vente directe, alerte le Modef, dans un communiqué du 16 mars 2020. Les paysans qui ne peuvent plus vendre sur des marchés sont obligés de jeter ou de donner les denrées. »

Le syndicat demande en urgence la prise en charge des cotisations sociales, la possibilité d’obtenir des prêts de trésorerie à 0 % auprès des banques et souhaite un soutien de l’État et de la Banque de France pour négocier un rééchelonnement des crédits bancaires et la mobilisation de BPI France pour apporter des garanties.

À lire aussi : Impôts et MSA, les agriculteurs peuvent reporter le paiement des charges (17/03/2019)

Réaliser un recensement des producteurs touchés

Au-delà de la vente sur les marchés, les producteurs qui fournissent la restauration hors domicile sont aussi impactés. Pour la Confédération paysanne, un « recensement de toutes les productions et des producteurs dont les débouchés seront impactés par le ralentissement de l’économie » doit être réalisé. Pour le syndicat, cet état des lieux doit « aider à réorienter rapidement vers des nouveaux débouchés qui répondent aux besoins du territoire selon un principe de solidarité. »

Inciter l’emploi en agriculture

La FNSEA, de son côté, évoque les horticulteurs et les pépiniéristes qui « ressentent déjà des difficultés économiques ». Elle réclame la mise en place, « sans délai », d’un accompagnement dimensionné. Plus largement, le syndicat majoritaire appelle le gouvernement à « des mesures d’incitation à l’emploi » en agriculture ainsi que des « assouplissements administratifs » pour « la poursuite de l’activité agricole qui va nécessiter l’embauche de nombreux salariés pour les premières récoltes ».

Muer vers un modèle plus solide

Chez Jeunes Agriculteurs, Samuel Vandaele s’est exprimé au travers d’une tribune le 18 mars 2020. « L’épidémie actuelle montre que toute notre société doit entamer une mue vers un modèle plus solide en cas d’impact. C’est notre rôle, en tant que jeunes, d’envisager un avenir qui nous rassure. », précise-t-il

Faisant écho aux propos d’Emmanuel Macron, Samuel Vandaele espère que des décisions seront prises par le gouvernement sur le court terme tels que le « refus des accords commerciaux comme le Ceta, la garantie d’un revenu sécurisé pour les producteurs, la défense d’un budget ambitieux pour une Pac centrée sur la sécurité alimentaire dans les négociations actuelles ».

Enfin, le syndicat a annoncé le report d’un an de l’événement « Les Toqués de l’Agriculture ». Prévu en avril 2020 sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, il devait réunir des producteurs de toutes les régions de France, des grands chefs et le grand public.

Bertille Quantinet et Alessandra Gambarini
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