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Les produits laitiers et le vin français bientôt taxés à 100 % ?

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Le Roquefort pourrait subir des droits de douane additionnels pouvant aller jusqu’à 100 %. © Jérôme Chabanne

L’administration Trump menace d’imposer des droits de douane additionnels, pouvant aller jusqu’à 100 %, sur 2,4 milliards de dollars de produits français. Les produits laitiers et les vins pétillants sont dans le viseur.

Washington a menacé le lundi 2 décembre 2019 d’imposer des droits de douane additionnels, pouvant aller jusqu’à 100 %, sur l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français en réponse à l’instauration en France d’une taxe sur les géants américains du numérique.
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Washington a menacé le lundi 2 décembre 2019 d’imposer des droits de douane additionnels, pouvant aller jusqu’à 100 %, sur l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français en réponse à l’instauration en France d’une taxe sur les géants américains du numérique.

Yaourts, fromages et vins

Parmi les produits qui pourraient être surtaxés figurent de nombreux fromages dont le roquefort, mais aussi les yaourts, le vin pétillant ainsi que des produits cosmétiques. L’administration Trump semble pour l’heure épargner le vin traditionnel, un des produits d’exportation tricolores les plus emblématiques, par ailleurs déjà sous le coup de représailles américaines dans un autre litige commercial sur des subventions européennes à Airbus.

Ce mardi 3 décembre 2019, la Commission européenne a affirmé que l’Union européenne « agira d’une seule voix » face aux menaces américaines de surtaxer lourdement certains produits français en réponse à l’instauration en France d’une taxe sur les géants du numérique.

« L’agriculture ne peut pas être prise en otage »

Dans le même temps, la FNSEA a fait part de son « incompréhension » après ces nouvelles menaces de sanction. « L’agriculture ne peut pas être prise en otage dans le commerce sur les sanctions des États-Unis sur des sujets qui ne nous concernent pas. Nous avons demandé au Premier ministre, en lien avec l’Union européenne, de privilégier la voie de la négociation », a déclaré à la presse Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, à l’issue d’un entretien avec Édouard Philippe. « Nous attendons que l’État et l’Union européenne prennent des décisions pour faire cesser ces rétorsions qui ont un réel impact pour l’agriculture et la compétitivité de notre pays et de l’Union européenne », a ajouté M. Despey.

B.Q., avec l’AFP

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