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Les éleveurs laitiers « veulent être des Français comme les autres »

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Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, et Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. © A. Courty/GFA

Pour la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), l’éleveur n’est plus le seul à devoir faire des efforts. Elle attend un retour d’ascenseur de l’aval au travers de la loi Agriculture et alimentation.

« Le combat sur le prix du lait est le résultat d’une constatation simple : Nous ne voulons plus être déconnectés du modèle social français auquel nous appartenons », a lancé Thierry Roquefeuil, ce 21 mars 2019 à Arras (Pas-de-Calais), lors de son assemblée générale de la FNPL qu’il préside.
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« Le combat sur le prix du lait est le résultat d’une constatation simple : Nous ne voulons plus être déconnectés du modèle social français auquel nous appartenons », a lancé Thierry Roquefeuil, ce 21 mars 2019 à Arras (Pas-de-Calais), lors de son assemblée générale de la FNPL qu’il préside.

Baisser ses charges encore et encore ?

À l’occasion d’une table-ronde articulée autour du thème « Comment permettre aux producteurs de lait de bénéficier pleinement du modèle social français », la question des coûts de production s’est révélée centrale. D’après Benoît Rubin, de l’Institut de l’élevage (Idele), la France fait partie des pays européens qui supportent les coûts de service les plus élevés, notamment sur les frais de reproduction : « Nous observons des variations de coûts de service oscillant entre 12 et 15 €/1 000 litres entre la France et les autres pays européens… En notre défaveur. » Il existerait donc un levier mais est-ce réaliste ou même souhaitable ?

D’après Pascal Cormery, président de la MSA, et Philippe Largeau, gérant d’une entreprise de travaux agricoles, certaines charges sont incompressibles et ne peuvent accompagner une baisse conjoncturelle du prix du lait. « Si on baisse les cotisations de MSA de 30 %, alors il faut baisser les remboursements. C’est une remise en cause totale de notre approche de la santé », explique Pascal Cormery.

« Tout n’est pas lié au professionnalisme de l’éleveur »

Est-ce à l’éleveur de toujours mieux maîtriser ses charges pour s’offrir cette juste rémunération ? « Non, répond André Bonnard, le secrétaire général de la FNPL. Tout n’est pas lié au professionnalisme de l’éleveur », souligne-t-il en insistant sur le poids des aléas économiques et climatiques.

Même en optimisant au maximum nos charges pendant les deux dernières crises de 2009 et 2015, on ne s’y retrouve pas. Supprimer des services, faire des choix, d’accord mais c’est au péril de la viabilité de nos élevages… », s’inquiète une éleveuse présente dans l’auditoire.

Créer de la valeur autrement

Pour Thierry Roquefeuil, Christiane Lambert et le ministre, aller au bout des EGA, États-généraux de l’alimentation, constitue désormais la principale porte de sortie pour la filière, bien au-delà de l’effort individuel fourni par chaque éleveur dans son exploitation.

La loi sur l’alimentation est la dernière station essence avant le désertDidier Guillaume, ministre de l’Agriculture

D’après le président de la FNPL, rejoint par Christiane Lambert, « il ne faut pas confondre conjoncture et États-généraux », car si tous les signaux sont théoriquement au vert au début de cette année, la baisse de la collecte et la vente des stocks européens de poudre de maigre sont largement responsables de l’embellie du prix du lait.

« Il faut que l’effet des EGA se fasse ressentir au-delà d’une conjoncture favorable et cela passe par un ruissellement de l’état d’esprit des EGA pour les négociations des produits premiers prix et des marques de distributeur, mais aussi via une politique agricole commune qui fait sens », insiste Thierry roquefeuil.

Pour Didier Guillaume, l’année 2019 va et doit être charnière dans la poursuite d’un objectif clair et juste : permettre aux éleveurs de vivre de leur revenu et non de subventions.

A. Courty
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