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Une poussive répartition de la valeur

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Collecte de lait. (Photo d’illustration) © Cédric Faimali/GFA

Selon la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), seuls les éleveurs des coopératives locales ainsi que des industriels Bel et Savencia ont obtenu une hausse de leur rémunération depuis la promulgation de la loi issue des États-généraux de l’alimentation promulguée, en octobre 2018.

« Les petites et moyennes entreprises ont fait le boulot, en allant chercher de la valeur auprès des distributeurs et en la redistribuant à leurs producteurs. C’est loin d’être le cas des grands groupes », s’agace André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).
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« Les petites et moyennes entreprises ont fait le boulot, en allant chercher de la valeur auprès des distributeurs et en la redistribuant à leurs producteurs. C’est loin d’être le cas des grands groupes », s’agace André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

Dans un communiqué publié le 5 novembre 2019, le syndicat estime que seuls les éleveurs livrant à Bel et Savencia ont obtenu une « hausse significative » de leur rémunération. « Chez Sodiaal et Lactalis, les deux collecteurs les plus importants en France, la hausse du prix du lait est essentiellement due à l’amélioration des marchés mondiaux, et non aux volumes destinés au marché intérieur », poursuit André Bonnard.

« Rétention de valeur »

Pour le syndicaliste, Lactalis a notamment fait « de la rétention de valeur, et s’est bien gardé de demander des hausses aux distributeurs afin de pouvoir passer des volumes ». Il estime également que les enseignes de distribution « n’ont pas privilégié les transformateurs proposant les hausses de tarifs ». La FNPL plaide pour une « évaluation de l’impact du relèvement du seuil de revente à perte sur les relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs », ainsi que la « formalisation des engagements des distributeurs sur les volumes et les prix ».

Dès lors, quelle serait la stratégie à adopter par les laiteries ? « Ce qu’il fallait faire en 2019, c’est s’engager sur une hausse du prix payé aux producteurs, et ensuite aller chercher de la valeur auprès des distributeurs, comme l’ont fait Savencia ou Bel, avise André Bonnard. Sodiaal et Lactalis ne peuvent pas opposer la contrainte de leurs mix-produits, puisque celui de Savencia est similaire ». Pour davantage de transparence, il estime nécessaire la présence d’un « tiers de confiance ».

Bel, un gros acheteur de lait

La situation de Bel est toutefois plus singulière. « Cet industriel fabrique en fromages l’équivalent d’une collecte de 2 milliards de litres de lait. Ses producteurs ne lui livrent que 500 millions de litres. Il achète donc la différence », explique André Bonnard.

Or selon la FNPL, « seuls les éleveurs, minoritaires, directement livreurs de l’entreprise bénéficient de prix plus élevés. Les producteurs livrant via des entreprises fournisseurs d’ingrédients ou filiale du groupe Bel, majoritaires, n’ont, eux, pas accès aux hausses de prix. »

V. Guyot

Encadré ajouté le 07/11/2019 :

Bel et l’APBO s’accordent sur 350 €/1 000 litres hors primes

L’Association des producteurs de lait Bel Ouest (APBO) et la laiterie Bel ont récemment annoncé le renouvellement de leur accord, réévalué à un prix de base minimum de 350 €/1  000 litres pour l’année 2020. A ce prix, s’ajoutent les primes « Pâturage » de 6 €/1 000 litres et « Alimentation sans OGM » à 15 €/1 000 litres. Cette valorisation sera appliquée sur la totalité des volumes livrés par les adhérents de l’organisation de producteurs, soit 400 millions de litres produits par 800 exploitations du bassin grand Ouest.

« Cette démarche coconstruite, fondée sur une rémunération négociée et garantie à l’année, a anticipé l’esprit des EGA en 2018, l’a concrétisé en 2019 et le pérennise aujourd’hui pour 2020 », se félicitent les parties prenantes dans un communiqué publié le 6 novembre.

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