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Semer sous couvert est une option 100 % gagnante

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Les essais réalisés à la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou montrent l’intérêt du semis de prairie sous couvert d’un méteil à l’automne pour s’affranchir des aléas climatiques, en améliorant la production.

La campagne 2 019 a montré que le semis de prairie de fin d’été dans un contexte de sécheresse n’offrait pas les garanties d’une bonne levée. La question se pose aussi au printemps, en raison de l’excès d’eau cumulé à des sécheresses précoces. « Pour s’affranchir de ces aléas, nous avons répété 5 essais analytiques à la ferme expé...
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La campagne 2 019 a montré que le semis de prairie de fin d’été dans un contexte de sécheresse n’offrait pas les garanties d’une bonne levée. La question se pose aussi au printemps, en raison de l’excès d’eau cumulé à des sécheresses précoces. « Pour s’affranchir de ces aléas, nous avons répété 5 essais analytiques à la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou, afin d’évaluer l’intérêt de décaler la date de semis de la prairie mi-octobre, sous couvert d’un méteil (triticale-pois-vesce) en vue d’augmenter la biomasse produite », indique Bertrand Daveau, ingénieur Arvalis. Le semis sous couvert est fait en deux passages. Le méteil est récolté au stade laiteux pâteux en juin, avec un rendement moyen de 11,7 t MS/ha. La prairie prend ensuite le relais pour produire, en été et à l’automne, l’équivalent de 1,7 t MS/ha. Les premières analyses de la prairie exploitée à l’automne, conduite en bio sans fertilisation azotée, révèlent des valeurs alimentaires élevées : 0,9 UFL, pour 18 à 20 % de MAT. Elle se compose de 10 kg de fétuque élevée, 8 kg de RGA, 3 kg de TB à grandes­ feuilles, 3 kg de trèfle hybride et 3 kg de lotier (27 kg/ha), un mélange plus productif dans les terres limono sableuses à faible réserve hydrique (voir L’Éleveur laitier n° 285).

« Moins de travail et une meilleure implantation »

C’est cette exploitation d’automne de la prairie dès la première année qui apporte un plus en matière de stocks. Car la prairie semée en fin d’été ne sera exploitée que lors de la campagne n + 1.

« De plus, en première année, la production de la prairie semée seule est plus hétérogène. On observe jusqu’à 50 % d’espèces­ diverses, de moindre qualité. Pour l’éleveur, le semis sous couvert est donc une option 100 % gagnante : moins de travail du sol, une meilleure implantation et plus de volume. » Mais Thorigné­ bénéficie d’un climat d’influence océanique avec peu de jours de gel. Ailleurs, le semis de prairie à l’automne est-il transposable ? « Cela semble trop risqué dans notre région à cause du gel. Pour cette raison, on s’orientera plutôt vers un semis de printemps », estime Jessica Thoni, de la chambre d’agriculture de la Moselle. Cette option, également testée à Thorigné, consiste à implanter le méteil à l’automne, puis la prairie en mars avril après avoir ouvert le sol avec une herse étrille (avant l’apparition des vrilles du pois pour ne pas l’arracher). « Le semis simultané d’automne est un peu plus productif (+ 1,9 t de méteil et + 0,6 t d’herbe) car repasser au printemps casse un peu de pieds de céréales », indique Bertrand Daveau.

Afin d’approfondir les connaissances en matière de semis de la prairie sous couvert, la ferme expérimentale a relancé une série d’essais analytiques : ils portent désormais sur une récolte de méteil plus précoce (début mai, au stade floraison des protéagineux), en vue d’ensiler un fourrage de meilleure valeur alimentaire, tout en permettant une exploitation de la prairie dès le printemps. Dans ce cadre, deux modalités seront étudiées : d’une part, un semis sous couvert d’un méteil à dominante céréale (290 grains/m² de triticale, 15 grains/m² de pois fourrager et 15 grains/m² de vesce commune) et, d’autre part, un semis sous couvert d’un mélange dit hyper-protéagineux (40 grains/m² d’avoine, 40 grains/m² de pois protéagineux, 15 grains/m² de pois fourrager, 15 grains/m² de vesce et 10 grains/m² de féveroles).

Jérôme Pezon
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