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Modérer l’apport de concentré de production

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L’interprofession laitière. © Cédric Faimali/GFA

Alors que la crise sanitaire à cause du coronavirus Covid-19 complique la commercialisation de certaines familles de produits laitiers, les éleveurs sont appelés à lisser le pic printanier de production. L’interprofession (Cniel), associée à l’Institut de l’élevage (Idele), propose cinq leviers pour y parvenir. Le premier : réduire l’apport de concentrés de production.

Un levier simple, rapide, efficace et réversible. Réduire, voire supprimer, le concentré de production dans la ration des vaches laitières permet également de faire « baisser la pression logistique sur les usines d’alimentation du bétail », souligne l’Institut de l’élevage (Idele).
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Un levier simple, rapide, efficace et réversible. Réduire, voire supprimer, le concentré de production dans la ration des vaches laitières permet également de faire « baisser la pression logistique sur les usines d’alimentation du bétail », souligne l’Institut de l’élevage (Idele).

Des résultats variables

Le retrait d’un kilogramme de concentré de production induit une baisse de production immédiate généralement comprise entre 0,5 et 1 kg de lait/VL/jour. Les résultats seront plus probants avec une ration initiale peu énergétique.

En parallèle, « il est indispensable de maintenir un apport de fourrages de qualité, si possible à volonté », appuie le Cniel. « Quand la portance le permet, le pâturage est à privilégier pour réaliser des économies complémentaires à celles sur les concentrés. Les règles de gestion normales (pâturage ras) doivent être maintenues.

Les repousses de demain se gèrent aujourd’hui pour garantir un pâturage de qualité une fois la crise terminée », ajoute l’Idele. Toutefois, si les conditions de pâturage sur l’exploitation ne permettent pas de combler la demande, il faut pouvoir compter sur des stocks fourragers suffisants. La sécheresse de 2019 pourrait bien compliquer la donne dans certaines régions.

Adapter la quantité de correcteur azoté

Si la réponse en lait est insuffisante, réduire le rapport PDI/UFL de la ration permet d’accentuer la baisse du rendement des laitières, jusqu’à 5 kg de lait supplémentaires par vache et par jour pour une ration initiale équilibrée à 100 g de PDI/UFL. « Il est vivement recommandé de rester au-dessus de 80 g de PDI/UFL, au risque de perdre en état et de plomber la production sur le plus long terme », avertit néanmoins Philippe Roussel, chef de projet en santé animale à l’Idele.

Ce levier alimentaire peut être appliqué « sur l’ensemble du troupeau ou par lots, en fonction de la demande de réduction de production », note l’interprofession. Si le coût alimentaire devrait s’en voir réduit, il faudra composer avec une réduction du taux protéique du lait. Il est vivement conseillé de surveiller l’état d’engraissement des vaches, et le risque de maladies métaboliques en début de lactation (acétonémie, acidose).

Faire le bon choix

Cette option est l’un des cinq leviers proposés par le Cniel et l’Idele, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Le tarissement et les réformes précoces, la distribution de lait entier aux veaux et la monotraite complètent la liste. « Il n’y a pas de hiérarchie entre ces leviers, insistent les experts du Cniel. Tout dépend de la situation de l’élevage, des demandes de réduction et des mesures compensatoires. Ces options engendrent pour la plupart une réorganisation du travail. C’est pourquoi il est essentiel de prendre contact avec les différents conseillers en lien avec l’élevage pour convenir de la stratégie la plus adaptée. »

A. Courty
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