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Le grossiste paie le service de remplacement

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Partenariat. Les éleveurs participent à la promotion de leur lait et bénéficient de journées de remplacement offertes.

Initiative. Grâce au lait So Breizh, des éleveurs du Morbihan contribuent à la hausse des ventes d’un produit local, et bénéficient en échange de jours de congé.

Dans le pays de Lorient (Morbihan), un groupe d’éleveurs a lancé une réflexion il y a trois ans afin de mieux valoriser son lait à l’échelle locale. En discutant avec les élus, ils ont découvert que dans les appels d’offres de la restauration collective, le prix était un critère déterminant. Et donc, les Ehpad ou cantines de Lorient achetaient du lait belge, moins cher que le leur ! Ces é...
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Dans le pays de Lorient (Morbihan), un groupe d’éleveurs a lancé une réflexion il y a trois ans afin de mieux valoriser son lait à l’échelle locale. En discutant avec les élus, ils ont découvert que dans les appels d’offres de la restauration collective, le prix était un critère déterminant. Et donc, les Ehpad ou cantines de Lorient achetaient du lait belge, moins cher que le leur ! Ces éleveurs livrent à trois laiteries (Eureden, Coopérative de Saint-Ivy et Lactalis) qui ont conclu des accords de collecte. Le lait est transformé en lait UHT ou fromages dans l’usine voisine, Lorco. La commercialisation est assurée par SovéFrais, une filiale du groupe Even, qui travaille beaucoup avec la RHD (restauration hors domicile).

Mettre en avant le coût carbone moindre du local

Anthony Kervogant­, secrétaire de l’association, raconte : « Nous avons rencontré Lorco et SovéFrais et notre démarche les a intéressés. Ces entreprises ont le souci de valoriser les produits bretons. » Pour autant, il semblait difficile d’obtenir une plus-value. « Les collectivités sont sensibles à un approvisionnement local, mais le code des marchés publics ne permet pas d’introduire ce critère dans les appels d’offres. La restauration commerciale préfère aussi les produits de proximité mais n’a pas les moyens de les payer plus cher », constate Nathalie Caroff, directrice de SovéFrais. En revanche, les critères environnementaux sont recevables dans les cahiers des charges. Pour remporter des marchés, SovéFrais a mis en avant le faible coût carbone du lait local. Un lait vendu sous la marque So Breizh, déjà utilisée par le grossiste sur d’autres produits bretons. Créée en 2019, elle se développe très bien. Les éleveurs ont été sollicités pour en faire la promotion, et les collectivités ont communiqué auprès des consommateurs, qui globalement adhèrent à la démarche. La laiterie s’y retrouve en prenant des parts de marché au lait importé.

Ce premier pas a boosté les ventes du lait So Breizh en RHD et dans les supérettes. L’élargissement de la gamme est à l’étude afin d’améliorer la valorisation. L’association poursuit ses recherches pour placer le produit en GMS. Entre-temps, les éleveurs sont récompensés de manière indirecte. Parce qu’ils ont exprimé leur volonté de pouvoir se libérer du temps, SovéFrais s’est engagé à leur payer des jours de congé. Un accord a été conclu avec les services de remplacement proches. Ils envoient la facture directement à l’entreprise, à concurrence de 120 jours demandés par les 60 adhérents de l’association cette année.

« Le partenariat avec les producteurs bretons est dans notre ADN, justifie Nathalie Caroff. Nous voulons que les agriculteurs existent. Nos clients veulent des produits locaux. Faute de pouvoir mieux vendre le lait, nous tenions à trouver un retour pour les éleveurs impliqués. »

Pascale Le Cann
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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