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Les prairies à flore variée toujours plus productives

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Pâturage. Les essais menés à la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou, dans le Maine-et-Loire, confirment l’intérêt des prairies à flore variée pour améliorer la productivité et la robustesse des surfaces en herbe dédiées au pâturage.

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Comparée au duo ray-grass anglais-trèfle blanc, la prairie multi-espèce assure un gain de rendement moyen de 1,5 tonne de matière sèche par hectare, c’est-à-dire plus de 1 000 UFL/ha/an. La variabilité des rendements est également atténuée et, signe d’une plus grande robustesse, le gain de productivité s’avère plus important en conditions difficiles.

Ces observations font la synthèse de cinq essais mis en place successivement à la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou entre 2000 et 2012. Le site bénéficie d’un climat océanique chaud, caractérisé par une forte alternance hydrique (précipitations de 669 mm/an), et qui repose sur des sols limono-sableux (45 % de limons, 45 % de sables et 10 % d’argiles) à faible réserve hydrique. « Cela se traduit par un trou d’herbe marqué en été, précise Bertrand Daveau, chargé d’étude à la ferme expérimental. Deux mois au cours desquels il n’est pas rare que la prairie se transforme en paillasson. Après deux années de sécheresse en 2010, puis en 2011, nous observons même des cas avérés de mortalité du ray-grass anglais. »

Un mélange éprouvé, implanté pour quatre ou cinq ans

Les essais portent sur des prairies implantées pour quatre ou cinq ans, dans une logique d’exploitation au pâturage, par un troupeau allaitant bio : du pâturage tournant sur des paddocks de six à sept jours, avec un temps de repousse au printemps entre deux passages un peu plus long qu’en systèmes laitiers, soit environ 35 jours. Le mélange de semences est réalisé à la ferme dans une bétonnière. Il se compose de :

10 kg/ha de fétuque élevée à feuilles souples, pour sa rusticité et sa résistance à l’alternance hydrique. Le choix porte sur une variété tardive qui offre une plus grande souplesse d’exploitation au pâturage avant l’épiaison (mi-mai) ;

8 kg de ray-grass anglais, pour son aptitude au pâturage et sa valeur alimentaire élevée. Il est toujours présent dans le mélange en raison de sa vitesse d’implantation qui permet une couverture rapide du sol. Pour faire coïncider la date d’épiaison avec celle de la fétuque, il s’agit de variétés demi-tardives à intermédiaires, moins souples d’exploitation, mais plus productives au printemps ;

3 kg de trèfle blanc agressif à grandes feuilles, comme moteur azoté de la prairie et pour son aptitude au pâturage ;

3 kg de trèfle hybride, pour sa plus grande résistance à l’hydromorphie que le trèfle blanc ;

3 kg de lotier pour sa contribution au rendement dans les sols à potentiel agronomique modeste.

Dans les sols plus profonds, dotés de meilleures réserves en eau, le lotier est remplacé par 1 kg de fléole et 1 kg de TB et de TH supplémentaire, soit 4 kg chacun. À noter que la chicorée et le plantain fourrager, deux espèces connues pour leur résistance au sec et leur teneur en tanins, ont été délaissés : la maîtrise de l’épiaison implique des cycles de pâturage rapides, tous les 21 jours, ce qui est apparu incompatible avec les autres espèces dans le contexte de la ferme expérimentale.

La gestion du pâturage est plus technique

« En raison de leur grande souplesse d’exploitation, les RGA tardifs sont habituellement la référence en matière de pâturage dans l’ouest de la France, rappelle Bertrand Daveau. Mais ici, l’idée est de valoriser une pousse d’herbe de plus en plus précoce, grâce à des espèces dont le démarrage en végétation est plus rapide en sortie d’hiver. »

Le bémol de ce modèle de prairie à flore variée est une moins grande souplesse d’exploitation : le délai entre le démarrage en végétation et l’épiaison est plus court, la flambée de pousse de l’herbe au printemps est plus marquée et donc la perte de valeur alimentaire plus rapide. Cela ne joue que sur une dizaine de jours d’écart et la baisse de valeur alimentaire observée dans le cadre de l’essai est toute relative : 0,95 UFL en moyenne pour le RGA-TB, contre 0,92 UFL pour la prairie à flore variée. « La baisse de valeur alimentaire concerne surtout le deuxième cycle de pâturage, avec des repousses un peu moins riches en UF à cause du RGA qui remonte en épis, malgré le choix de variétés avec des indices de remontaison faibles. En situation de fort stress climatique, ce phénomène semble encore plus présent : la plante chercherait à profiter de la moindre fenêtre météo un peu plus favorable pour refaire rapidement un cycle reproductif. »

La conduite du pâturage requiert donc une plus grande attention. À commencer par le déprimage, étape essentielle pour valoriser l’herbe résiduelle d’hiver et créer un décalage de hauteur d’herbe entre les paddocks. Le topping est aussi un outil pour corriger un excès de refus. « Utilisé au cas par cas, il permet de bien faire consommer les refus et en même temps de couper les rumex avant grenaison. »

Mais le facteur limitant d’une approche qui consiste à mieux valoriser l’herbe tôt au printemps est la portance des sols et le risque de ne pas pouvoir sortir les animaux pour faire un déprimage comme en 2018. Se pose alors la question d’adapter la composition du mélange prairial à la parcelle, avec des variétés plus tardives dans les sols lourds.

Jérôme Pezon
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