S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Le suivi parasitaire au service du GMQ

réservé aux abonnés

 - -->
Infection.Cette génisse positive à l’ehrlichiose a aussi un poil qui est évocateur de la présence de poux. © S.RODIER

Parasitisme. Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les analyses permettent alors d’objectiver l’intérêt des traitements.

Évoquons le cas d’un élevage bio de vaches normandes. L’éleveur est en suivi parasitaire, avec l’objectif de mieux gérer ses traitements et de réduire l’âge au vêlage. Le travail­ commence en 2018, fin mai. À l’herbe depuis deux mois, le lot de génisses de deuxième­ année (18 mois) est hétérogène et en déficit de poids : 350 à 475 kg. Idem...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
15%

Vous avez parcouru 15% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Évoquons le cas d’un élevage bio de vaches normandes. L’éleveur est en suivi parasitaire, avec l’objectif de mieux gérer ses traitements et de réduire l’âge au vêlage. Le travail­ commence en 2018, fin mai. À l’herbe depuis deux mois, le lot de génisses de deuxième­ année (18 mois) est hétérogène et en déficit de poids : 350 à 475 kg. Idem pour les génisses de première année (8 à 12 mois) : de 170 à 320 kg. La pesée au ruban permet d’évaluer l’état général de chacune. J’observe de nombreuses zones de léchage, les poils sont laineux, il n’y a pas de zones nues et pourtant, en y regardant de plus près… ils sont couverts de poux ! Un traitement pour-on est alors appliqué.

L’une des génisses (photo) a le rumen bien vide. Elle respire un peu vite et affiche une température­ élevée (40,3 °C). On lui trouve des tiques au niveau du pli du grasset et sous le coude. Ses congénères, examinées aux mêmes endroits, ont aussi des tiques, mais elle a plus de mal à supporter le choc. Un prélèvement, positif à l’ehrlichiose, justifiera un traitement antibiotique.

Gare au surpâturage

Il est temps de faire un tour des pâtures. Les 16 petites génisses tournent sur six paddocks de 0,7 ha, récemment semés en RGA-TB. Le temps de repousse entre deux passages est d’un mois, et elles sont complémentées avec 800 g de céréales. Cette rotation rapide sur des parcelles saines est bénéfique pour limiter l’infestation de jeunes animaux pas encore immunisés, mais aussi des parcelles. Le choix de maintenir les grandes génisses sur d’autres parcelles avec moins de rotation est cohérent : elles ont déjà plus d’immunité contre les strongles digestifs et acquerront progressivement celle contre l’ehrlichiose­.

En été, la complémentation au foin n’a pas été faite assez tôt ; les céréales ont été maintenues et les changements de paddocks­, souvent un peu tardifs­, ont généré un surpâturage, entraînant l’ingestion de parasites. Cependant, les coprologies n’ont jamais montré d’infestation justifiant un traitement en cours de saison. À la rentrée à l’étable, les dosages de pepsinogènes ne montrent pas non plus l’intérêt d’un traitement contre les strongles. Le poids des grandes génisses restant néanmoins hétérogène, seules les têtes de lot ont été inséminées.

Traitement contre les paramphistomes

Au cours de l’hiver 2019, les poux ont été surveillés. À l’heure de la mise à l’herbe, le nouveau lot de petites génisses est homogène et en bon état : autour de 270 kg à 8 mois. Cela montre que l’impact des poux ne doit pas être sous-estimé.

Les prés – les mêmes que l’an dernier –, ont une meilleure répartition trèfles/graminées. Ils ont été fauchés avant la sortie­ des génisses. Ils sont donc sains en matière de parasites. Mais il y a eu de la bronchite vermineuse, fin juin, qui a conduit à traiter tout le monde. Ensuite, plus grand-chose à manger jusqu­’à la rentrée­, début novembre. Les génisses ont été complémentées­ avec de l’enrubannage­ de méteil, ce qui a maintenu un GMQ correct, autour de 700 g.

Malgré un poil terne, un manque de muscle et des bouses trop molles, aucun traitement n’a été appliqué en cours de saison au regard de coprologies négatives. À la rentrée début novembre, les analyses ont également montré qu’il n’était pas utile de traiter contre les strongles digestifs. En revanche, la forte présence de paramphistomes a justifié un traitement. L’objectif fixé a été atteint avec une dizaine d’inséminations.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Indisponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER