S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Redresser la compétitivité des exploitations françaises

 -
© Cédric Faimali/GFA

D’après l’étude CompetLait financée par le ministère de l’Agriculture, la libéralisation progressive du marché européen, de surcroît dans un contexte post-quotas laitiers, « questionne la compétitivité des exploitations laitières françaises ».

« Tirer les enseignements d’une comparaison entre la France et l’Allemagne », tel était l’objectif du projet de recherche CompetLait dont les premiers résultats ont été synthétisés ce 28 mai au travers d’une note du ministère de l’Agriculture. Bien que la France reste le deuxième pays producteur de lait sur le vieux continent, « son développement est toutefois plus lent...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
19%

Vous avez parcouru 19% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

« Tirer les enseignements d’une comparaison entre la France et l’Allemagne », tel était l’objectif du projet de recherche CompetLait dont les premiers résultats ont été synthétisés ce 28 mai au travers d’une note du ministère de l’Agriculture. Bien que la France reste le deuxième pays producteur de lait sur le vieux continent, « son développement est toutefois plus lent que ses concurrents européens depuis 2008 ».

Perte de vitesse en 2008

Lorsque la crise laitière de 2008 éclate, notamment du fait « de la libéralisation des marchés et de l’évolution des demandes sociétales », la mainmise de l’interprofession laitière (Cniel) sur le prix du lait est remise en question. Dès lors, une grande diversité de stratégies de différenciation de la production émerge sur le territoire. Néanmoins, les exploitations ont bénéficié de « moins de ressources collectives et publiques » que nos voisins germaniques d’après les auteurs de l’étude.

Dans le même temps en Allemagne, la réponse à cette crise fut à l’inverse une forte spécialisation des territoires : agrandissement des exploitations et accroissement de la productivité au nord et différenciation dans le sud du pays. Ce virage a marqué la fin de « la priorité donnée à l’agriculture familiale ».

Marchandisation des quotas, réactivation précoce des organisations de producteurs (OP) et positionnement de la maîtrise des coûts de production comme prérequis à l’installation ont été autant de leviers mis en place au lendemain de la crise outre-Rhin. Du côté des politiques publiques régionales, la structuration collective, l’investissement et le développement de l’agriculture biologique ont été fortement encouragés. « L’Allemagne a également retardé sa mise en conformité avec la directive nitrates, conférant un avantage concurrentiel temporaire à ses éleveurs », complète le rapport.

Leviers d’action identifiés

Différents leviers d’action institutionnels et organisationnels ont été mis en lumière par Marie Dervillé, de l’École nationale supérieure de formation de l’enseignement agricole (ENSFEA), et son équipe :

  • Travailler sur l’image positive du lait français à l’étranger,
  • Intégrer les OP au sein du Cniel en faveur de l’articulation des marchés,
  • Coordonner de manière plus poussée les politiques agricoles, alimentaires et environnementales, notamment autour de la nutrition et des énergies renouvelables,
  • Articuler les plans de filières entre eux,
  • Miser sur une approche régionalisée,
  • Créer un signe officiel de qualité relatif à l’agroécologie…

Retrouvez l’ensemble des recommandations issues du projet CompetLait.

RA. Courty
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Indisponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER