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Le Massif central ne veut pas finir comme les Pyrénées

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Cessations. Le territoire joue gros avec le recul des exploitations de montagne que le Cniel tente d’endiguer.

La montagne est sur la mauvaise pente. Le message du Cniel passé au Sommet de l’élevage se voulait un électrochoc. « Nous sommes à un point de rupture. Les aides publiques en faveur de la montagne se sont étiolées. Le lait y est désormais soumis à des aléas économiques qui engendrent des problèmes de revenus… avec, au bout, des cessations ou des reconversions vers l’élevage allaitant ...
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La montagne est sur la mauvaise pente. Le message du Cniel passé au Sommet de l’élevage se voulait un électrochoc. « Nous sommes à un point de rupture. Les aides publiques en faveur de la montagne se sont étiolées. Le lait y est désormais soumis à des aléas économiques qui engendrent des problèmes de revenus… avec, au bout, des cessations ou des reconversions vers l’élevage allaitant », alerte Michel Lacoste, de la commission montagne du Cniel.

Risque économique, social et politique très lourd

En dix ans, le nombre de producteurs de lait a baissé, au mieux, de 19 %, dans le Jura, mais de plus de 30 % dans le Massif central. Et de moitié dans les Pyrénées. Le risque d’une disparition totale des exploitations laitières de montagne est aujourd’hui réel, ce qui accélère la paupérisation de ces territoires. Car le lait permet non seulement de produire plus de valeur que l’élevage allaitant (2 307 €/ha, contre 874 €, hors aides), mais en outre, il génère deux fois plus d’emplois, directs et indirects, que la viande (5,2 emplois/100 ha de SAU, contre 2,5). 65 000 emplois y sont en jeu.

Fait notable, le Massif central joue bien plus gros que d’autres : 75 % de la collecte y est en effet au prix du lait standard, là où, dans les massifs de l’Est, plus de 85 % du lait est en filière AOP… Et, de surcroît, très bien valorisé.

Moins de 25 % de lait AOP et bio sur la zone

Le scénario à éviter pour le Massif central est celui des Pyrénées, qui ont perdu 22,4 % de leur lait sur les dix dernières années (-1,5 % sur le Massif central, + 18 % dans le Jura, + 8,6 % dans les Alpes). Pour redresser la barre, il veut croire au coup de pouce demandé à l’État pour compenser les surcoûts de collecte et de production. Le Cniel chiffre les besoins de la montagne française à 51,4 M€ sur cinq ans (lire ci-contre­). Le Massif central devra aussi conforter ses AOP et poursuivre la montée en puissance de son lait bio. Mais surtout, il devra réussir, pour les 75 % du lait qui n’est ni AOP ni bio, à le différencier pour en espérer une plus-value. Car ce n’est qu’avec un prix du lait plus rémunérateur qu’il pourra ralentir le rythme des cessations laitières. Le fossé à combler est énorme : sur 1,5 milliard de litres en lait standard sur le Massif central, moins de 70 Ml (1) sont vendus comme « lait de montagne ».

Jean-Michel Vocoret

(1) 48 Ml de lait MDD Carrefour, 7 Ml de lait Leclerc et 10 Ml de lait Mont Lait.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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