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Un mix-produit moins sensible au confinement

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SEBASTIEN CHAMPION

Moins dépendant de la RHF et de l’export, le prix du lait bio ne devrait pas être affecté par les effets de la Covid-19.

Au cours des 12 derniers mois la collecte de lait bio française a franchi la barre du milliard de litres. Au premier trimestre 2020, elle progresse de 13,5 %, d’une part, grâce à l’arrivée de nouveaux producteurs (+ 157 entre mars 2019 et mars 2020) et, d’autre part, à une pousse d’herbe précoce en début d’année.
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Au cours des 12 derniers mois la collecte de lait bio française a franchi la barre du milliard de litres. Au premier trimestre 2020, elle progresse de 13,5 %, d’une part, grâce à l’arrivée de nouveaux producteurs (+ 157 entre mars 2019 et mars 2020) et, d’autre part, à une pousse d’herbe précoce en début d’année.

Malgré cette croissance à deux chiffres, le prix du lait bio reste sur une tendance haussière : +1 % au T1, à 491 €/1 000 litres. « À l’amorce du pic de collecte du printemps, les prix devraient chuter aux environs de 420 € à 430 €/1 000 litres, soit des niveaux similaires à ceux de l’an passé voire légèrement plus bas, essentiellement du fait d’un taux de déclassement assez élevé sur la période », indique Benoît Baron, chargé d’étude au département économie de l’Institut de l’élevage. En effet, la hausse saisonnière de la collecte bio coïncide cette année avec l’apparition de la crise de la Covid-19. Pour limiter la part du lait bio déclassée en filière conventionnelle, certains opérateurs ont appelé les producteurs à modérer leurs livraisons au cours de cette période, notamment Biolait, numéro 1 français avec 30 % de la collecte.

Une consommation boostée en GMS

Cependant, le confinement n’a pas eu d’impact majeur sur le prix du lait bio au printemps. « Le mix-produit très différent de la filière bio s’est révélé assez favorable, dans un contexte où les achats se sont faits sur des produits basiques en GMS ». Les ventes en GMS ont en effet progressé de 18 % en mars-avril, principalement sur le lait, la crème et le beurre notamment. Or, 25 % de la collecte bio est valorisée en lait liquide (contre 9 % pour l’ensemble de la filière) et seulement 9 % en fromages (33 % pour l’ensemble de la filière).

En plus d’un mix produit moins risqué, les débouchés de la filière sont beaucoup moins dépendants de la RHF et des exportations : 90 % des achats passent par la consommation des ménages et, selon l’Agence-bio, la part des exportations est de l’ordre de 5 %. À cela s’ajoute une demande croissante en lait bio qui ne se dément pas et profite aussi bien aux grandes marques nationales qu’aux MDD. Ailleurs dans l’UE on observe une modification des pratiques de consommation semblables à celles observées en France. « Malgré une part de déclassement un peu plus importante au printemps (5 à 10 %), la filière n’apparaît pas menacée et le prix du lait devrait se maintenir sur les mêmes bases que celles observées en 2019, d’autant plus que les producteurs semblent jouer le jeu de la modération demandée par leur opérateur ».

Jérôme Pezon
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