S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Sodiaal n’a pas actuellement plus de lait transformé en beurre poudre que d’habitude »

réservé aux abonnés

 -
Damien Lacombe président de SODIAAL Président de Coop de France Métiers du Lait

Damien Lacombe fait le point au 24 avril sur les six premières semaines de crise du Covid-19 pour la coopérative qu’il préside.

Y a-t-il eu des ruptures dans votre collecte depuis le début de la crise ?
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
15%

Vous avez parcouru 15% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Y a-t-il eu des ruptures dans votre collecte depuis le début de la crise ?

Damien Lacombe : « Non tout le lait de Sodiaal a été et reste collecté. Il n’y a pas eu un litre de lait jeté »

Avez-vous du fermer certains sites industriels ?

D. L : « Oui, trois usines de fromages AOP ont été temporairement fermées début avril et le sont toujours. Le litrage qui y représente plusieurs millions de litres par mois, a été réparti dans les autres usines du groupe »

Les sites en activité réussissent-ils à digérer 100 % du lait collecté ?.

D. L : « Oui, nos sites en activité ont réussi à tourner malgré de nombreuses difficultés opérationnelles. Je veux dire un énorme merci est à donner à l’ensemble des salariés qui se sont mobilisés de façon admirable. Le taux d’absentéisme est variable selon les sites et tourne autour de 10 % »

Voyez-vous déjà un effet d’une baisse des livraisons chez vos adhérents qui auraient suivi le plan du Cniel ?

D. L : « Il est à ce stade (au 24 avril) difficile de distinguer les effets météo des effets de la mesure. Sur les trois dernières semaines notre collecte a diminué de - 1.6 % semaine 14, légèrement augmenté de + 0.6 % semaine 15 et baissé de 0.7 % semaine 16 »

Quels impacts négatifs et positifs du Covid 19 sur vos marchés principaux ? Et par conséquent quels volumes de lait en + ou en — utilisés ? Et quel impact sur votre mix-produits (40 % PGC France/40 % PGC export et RHF/20 % Produits industriels) ?.

D.L : « Sur le débouché PGC France, nous suivons les tendances générales de la filière laitière avec une hausse des demandes très forte sur les produits basiques tels que le lait de consommation, le beurre, la crème et le fromage râpé. En revanche, notre activité AOP est sinistrée. Il est certain, qu’au vu de ces évolutions, les lignes bougent dans notre mix-produit avec un peu plus de GMS mais on va parler de quelque % et il est trop tôt pour dire si cette tendance va perdurer dans le temps .

Mais sur la RHF (restauration hors foyer), la situation est catastrophique avec une baisse de plus de 60 % de l’activité. Le premier trimestre a aussi été très négatif pour les PGC export. Les commandes semblent cependant repartir sur la Chine ».

Et qu’en est-il du débouché Produits industriels ? Produisez-vous plus de Poudre de lait et de beurre que d’habitude ?

D. L : « Avec notre secteur AOP, c’est le gros point noir de ce début d’année. On ne peut pas dire que nous fabriquons actuellement plus de beurre industriel et de poudre 0 % que dans un pic saisonnier normal mais la valorisation de ces produits s’est écroulée, reflet de la situation de crise que nous vivons. Comme pour les PGC export, la demande chinoise frémit mais elle est encore très loin de ses niveaux d’avant crise ».

Au final pour Sodiaal, il n’y a pas forcément plus de lait actuellement dirigé vers le beurre/poudre. Cela s’explique par le fait qu’au début de la crise nous avons puisé dans nos stocks de produits finis pour répondre à la forte demande de produits basiques par les GMS. Et depuis le début avril notre lait est transformé pour reconstituer ces stocks tout en continuant de répondre à cette demande soutenue de la grande distribution.

Notre soucis du moment est sur ces produits industriels un problème de valorisation. Car ces produits ont perdu leur valeur au même titre que nos fromages AOP qui sont dans nos caves et qui sont invendus ».

Propos recueillis par Jean-Michel Vocoret
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

En réassort

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

En réassort

AJOUTER AU PANIER