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Des extraits de plantes contre les diarrhées

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La phytothérapie a un intérêt dans les cas de maldigestion, caractérisée par des selles blanchâtres pâteuses ou même liquides. © christian watier

Phytothérapie. Les plantes offrent une solution efficace contre les diarrhées alimentaires.

Dans la pratique vétérinaire quotidienne, le recours à la phytothérapie peut être intéressant dans la gestion des diarrhées alimentaires (ou maldigestion) – ni virales, ni bactériennes – chez le veau, c’est-à-dire que son état général est correct : il se déplace et boit, mais sa croissance est insatisfaisante et il a des selles blanchâtres, de pâteuses à...
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Dans la pratique vétérinaire quotidienne, le recours à la phytothérapie peut être intéressant dans la gestion des diarrhées alimentaires (ou maldigestion) – ni virales, ni bactériennes – chez le veau, c’est-à-dire que son état général est correct : il se déplace et boit, mais sa croissance est insatisfaisante et il a des selles blanchâtres, de pâteuses à plus ou moins liquides. Cela est lié à des difficultés à digérer les matières grasses du lait. Soit parce qu’il a déjà eu un épisode de gastro-entérite néonatale et que sa flore digestive a été perturbée, soit parce que les acides gras du lait distribué sont peu digestes (acides gras à chaîne longue issus de l’amaigrissement de la mère en début de lactation, par exemple).

Entre autres fonctions, le foie est l’organe responsable du métabolisme des acides gras. Les acides biliaires sont, quant à eux, impliqués dans l’absorption­ intestinale des lipides et des vitamines lipo­solubles (A, D, E, K).

Une action combinée sur le foie et la vésicule biliaire

Pour la gestion des diarrhées alimentaires, en phytothérapie, on recherchera donc principalement des plantes ayant une action sur le foie et la vésicule biliaire comme l’artichaut, le chardon-marie, le pissenlit.

L’artichaut est cholagogue­, c’est-à-dire qu’il favorise la vidange de la vésicule biliaire, et amphocholéré­tique : il stimule ou ralentit la production d’acides biliaires selon les besoins. Il est également hépatoprotecteur.

Le chardon-marie est cholagogue et c’est également un protecteur hépatique. Le pissenlit est, quant à lui, cholagogue et cholérétique (il favorise la vidange de la vésicule biliaire et également la sécrétion des acides biliaires). Il augmente les sécrétions digestives et aide la digestion car il contient­, comme la gentiane, des principes amers. Il est, par ailleurs, légèrement laxatif.

D’autres plantes ont des actions intéressantes sur le foie ou la vésicule biliaire. C’est le cas de la gentiane, qui, en plus de renforcer­ l’appétit et la digestion par l’augmentation des sécrétions salivaires et la stimulation de la vidange gastrique, possède aussi des propriétés cholagogues.

De même que la réglisse qui, outre son action antibactérienne, possède des propriétés détoxifiantes, hépatoprotectrices et anti­spas­­mo­diques.

Enfin, si la diarrhée est plutôt liquide, on pourra aussi penser aux plantes à tanins comme le noyer ou l’hamamélis, en raison­ de leurs propriétés astringentes et cicatrisantes sur la muqueuse digestive.

Une préparation vétérinaire d‘une à quatre plantes

En phytothérapie vétérinaire, la forme la plus pratique d’utilisation est actuellement l’EPS (extrait de plante fraîche standardisé), sous forme liquide à faire avaler. Ainsi, contre des diarrhées alimentaires, un mélange d’EPS d’une à quatre plantes choisies par votre vétérinaire, en fonction­ du contexte clinique, permettra dans la plupart des cas de rétablir une fonction digestive normale chez le veau (à raison de 1,5 ml pour 40 kg, administré par voie orale pendant cinq jours), sans avoir à recourir à un traitement allopathique complémentaire, sauf s’il est en état avancé de déshydratation et/ou de dénutrition.

Étant donné qu’il s’agit ici d’un usage thérapeutique, cette formulation à base de plante devra être préparée par un pharmacien ou un vétérinaire, après un examen clinique de l’animal. Pour rappel, l’usage de plantes ou d’huiles essentielles en automédication est interdit. De plus, il faudra prévoir un délai forfaitaire­ d’attente, de vingt-huit jours pour la viande et de sept jours pour le lait.

À noter que si la gentiane et la mélisse – inscrites au tableau 1 des LMR (limite maximale de résidu) – sont autorisées chez les animaux de production, le chardon-marie et l’hamamélis ne le sont qu’avec des restrictions d’usage (c’est-à-dire en teinture mère ou en homéo­pathie pour le chardon-marie, et en usage topique ou homéopathique pour l’hamamélis). Les autres plantes citées ne sont, quant à elles, malheureusement pas autorisées actuellement chez les animaux de production.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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