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La reconquête du consommateur grâce aux producteurs

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Bio. Danone occupait ce créneau avec les seuls yaourts Les2vaches. Il lance 4 yaourts sous sa bannière et une déclinaison pour la gamme enfants Danonino. © Danone

Le recul de la consommation de yaourts oblige Danone à réagir : résorption des excédents et… conduite des exploitations.

Emmanuel Faber, P.-D.G. du groupe Danone, le réaffirme : la volatilité des marchés n’est plus une exception. « Elle est au cœur de notre modèle. Il y a nécessité d’augmenter notre résilience année après année. Nous sommes vraiment sur ce ­chemin. » Pour les 2 000 livreurs français (900 Ml), cette politique se traduit par la formule de calcul de prix bien connue qui...
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Emmanuel Faber, P.-D.G. du groupe Danone, le réaffirme : la volatilité des marchés n’est plus une exception. « Elle est au cœur de notre modèle. Il y a nécessité d’augmenter notre résilience année après année. Nous sommes vraiment sur ce ­chemin. » Pour les 2 000 livreurs français (900 Ml), cette politique se traduit par la formule de calcul de prix bien connue qui intègre les coûts de production. Selon notre observatoire, en fonction des régions, le groupe a payé le lait 10 à 15 €/1000 l de plus que Sodiaal et Lactalis en 2017. Ce que le P.-D.G. dit à sa façon : « Danone a surpayé le lait 20 M€. »

60 Ml en moins en deux ans

La contrepartie est un ajustement de la collecte aux cinq sites français. « Nous avons un excédent de collecte d’environ 15 % au niveau national (N.D.L.R. 10 % avancés les années précédentes), avec des différences entre régions. La zone la plus excédentaire est le site de Saint-Just-Chaleyssin, dans le Sud-Est », indique Sophie Godet-Morisseau, directrice lait Danone Europe. La baisse de consom­mation des yaourts de 2 % par an depuis cinq ans touche logiquement Danone France. Cet ajustement se traduit par 25 à 30 Ml en moins en 2016 et autant en 2017, soit - 2 à 3 % par an. Le groupe accélère le mouvement par une diminution du volume de référence des OP et de celui des producteurs en sous-réalisation ­contractuelle. « Nous continuons aujourd’hui dans notre logique d’une baisse de 2 à 3 % par an. La clé de l’évolution de notre collecte est notre capacité à nous adapter aux consommateurs et au développement de la catégorie yaourts  », temporise-t-elle.

Elle fait allusion au lancement de yaourts bio sous la marque Bio de Danone qui vont être fabriqués à Bailleul (Nord). Les Danonino destinés aux enfants le seraient d’ici à la fin 2018 en Seine-Maritime. « Danone s’engage à proposer toujours plus de choix aux consommateurs. En amont, c’est une façon positive de gérer les excédents », dit-elle sans préciser quels volumes cela occupera.

Agriculture « régénératrice »

Jusqu’à présent, seuls les yaourts Les2vaches étaient présents sur le créneau bio (11 Ml, prime de conversion de 50 €/1000 l). « La solution bio n’est pas adaptée au site de Saint-Just-Chaleyssin. » Elle se dit confiante pour trouver une solution qui convienne à l’OP Jura-Bresse, comme d’ailleurs à toutes les OP. Plus largement, l’industriel affiche sa volonté de s’approvisionner en produits 100 % issus de l’agriculture « régénératrice » en 2025. Cela passe par la réduction de l’empreinte carbone des élevages laitiers. Cinq cents ont déjà fait un diagnostic dans le cadre de la démarche Cniel « filière laitière bas carbone ». L’agriculture de conservation pourra faire partie des autres solutions. « Danone prend cet engagement auprès des ­consommateurs sans que l’on ait été associé, soupire un producteur. À travers ça, c’est notre image qu’il utilise. À nous de la valoriser au mieux. »

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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