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L’économie laitière au ralenti

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En mars, le rayon crèmerie des GMS a augmenté de 22 % par rapport à février.C.Hue

La hausse marquée de la consommation des ménages ne sauvera pas la filière française qui subit surtout une baisse importante de ses exportations sur tous les marchés.

Les mesures de confinement prises pour juguler la crise sanitaire ont eu des conséquences importantes sur l’économie agroalimentaire. Le secteur laitier n’est pas épargné. La quasi-totalité de la restauration hors foyer (RHF) est fermée et les achats des ménages se sont massivement reportés sur les circuits de distribution. Mais ce transfert ne se fait pas au bénéfice des filières, comme l’a présenté...
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Les mesures de confinement prises pour juguler la crise sanitaire ont eu des conséquences importantes sur l’économie agroalimentaire. Le secteur laitier n’est pas épargné. La quasi-totalité de la restauration hors foyer (RHF) est fermée et les achats des ménages se sont massivement reportés sur les circuits de distribution. Mais ce transfert ne se fait pas au bénéfice des filières, comme l’a présenté Gérard You, économiste à l’Institut de l’élevage, lors d’une visioconférence le 2 avril. Sur six semaines, à compter du 15 mars, la RHF a perdu 606 millions de repas quand la grande distribution en gagnait seulement 424 millions. En valeur, l’écart s’élargit encore : sur les 6 milliards d’euros de pertes en RHF, les GMS n’en récupèrent que 1,7 milliard (source : IRi).

RHF : seulement 6 % des fabrications françaises

Cet effondrement de la RHF est-il un enjeu majeur pour les produits laitiers français ? Pas nécessairement, comme le démontre Gérard You : la RHF ne consomme que 6 % des fabrications nationales, contre 42 % pour la consommation des ménages mais aussi 37 % pour les exportations. Pour autant, les petites laiteries très spécialisées sur la fourniture à la RHF sont aujourd’hui très pénalisées avec des baisses de chiffre d’affaires allant jusqu’à -85 %.

Export : 40 % du lait français

Les achats des familles sont nettement à la hausse sur les produits basiques depuis la crise : + 22 % de chiffre d’affaires au rayon crémerie des GMS, sur un mois entre fin février et fin mars. Nous n’avons pas encore le détail précis des produits achetés mais on sait déjà que les consommateurs ont privilégié le lait conditionné, le beurre, la crème, l’ultrafrais basique et les fromages plutôt industriels. Les produits plus élaborés, dont les fromages AOP, sont beaucoup plus à la peine.

Les ventes aux industries agroalimentaires (fabricants de pâtisseries, viennoiseries, etc.) auraient aussi reculé selon les opérateurs (-25 %). Le recul est aussi très marqué (-25 %) pour nos exportations qui, rappelons-le, utilisent 40 % du lait français. Plusieurs entreprises exportent des PGC (produits de grande consommation) chez nos voisins européens. Et depuis la crise, ces pays, comme la France, ont tendance à privilégier l’approvisionnement régional. À ce recul des commandes s’ajoutent des difficultés de logistiques pour exporter par camion.

Grand export : commandes à l’arrêt

Le grand export vers pays tiers des produits laitiers français concerne essentiellement des ingrédients et du lait infantile. Les contrats déjà passés continuent à être honorés mais les nouvelles commandes sont à l’arrêt ou proposées à des tarifs très en dessous des cours actuels par quelques opportunistes. Les opérateurs exportateurs gardent donc une position d’attente. « Tous ces éléments font que le business des produits laitiers est ralenti, sans qu’aujourd’hui on puisse évaluer exactement sur quelle ampleur », conclut Gérard You.

Dominique Gremy
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