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La filière laitière britannique « dans le brouillard »

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© A. Courty/GFA

D’après Tom Hind, de la commission de développement de l’agriculture britannique (AHDB), les répercussions du Brexit, en interne et sur le marché européen, sont encore largement incertaines malgré l’existence de deux principaux scénarios : sortie avec ou sans accord entre les parlements britannique et européen au 31 octobre 2019.

Le beurre et l’argent du beurre. Les négociations piétinent autour du Brexit et pour cause : « Difficile de trouver une solution lorsque la volonté du pays est à la fois de négocier librement des accords bilatéraux avec des pays hors UE tout en gardant le meilleur du marché unique européen au travers de la mise en place d’un partenariat sans précédent avec accord douanier préférentiel,...
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Le beurre et l’argent du beurre. Les négociations piétinent autour du Brexit et pour cause : « Difficile de trouver une solution lorsque la volonté du pays est à la fois de négocier librement des accords bilatéraux avec des pays hors UE tout en gardant le meilleur du marché unique européen au travers de la mise en place d’un partenariat sans précédent avec accord douanier préférentiel, sans parler du fait de maintenir une frontière souple entre l’Irlande du Nord et du Sud », a ironisé Tom Hind à l’occasion de la conférence annuelle des marchés mondiaux du lait organisée par l’Idele le 5 juin 2019.

Balance commerciale déficitaire

Bien que les trois quarts de la collecte britannique, estimée à 15 milliards de litres par an, soient destinés à la production de lait liquide conditionné (50 %) et de fromage (27 %), le Royaume-Uni est importateur net pour l’ensemble des familles de produits laitiers. Plus globalement, le territoire ne produit que la moitié de ce qui est consommé pas ses habitants et 97 % des importations totales de produits alimentaires proviennent actuellement des autres pays européens.

Même si les projections misent sur une augmentation de la production laitière dans le cas d’une sortie sans accord, de l’ordre de 5 % d’ici à 2026, la demande interne du pays ne sera pas comblée. Conscient de cette dépendance aux importations, le gouvernement a publié une grille de tarifs douaniers en cas de « no-deal » à la fin de mars, conçue pour minimiser l’inflation pour les consommateurs sans pour autant mettre en péril certaines productions locales. Ainsi, les importations de lait liquide, yaourts et mozzarella ne seraient pas, dans un premier temps, soumises aux droits de douane, contrairement au beurre et au cheddar.

« Les exportations françaises vers le Royaume-Uni ne devraient être que peu impactées par le Brexit, peu importe sa forme, du fait de la proximité géographique entre les deux pays et du goût certains des consommateurs anglais pour les produits laitiers français », rassure Tom Hind.

Les revenus agricoles devraient baisser

« Les agriculteurs britanniques, toutes filières, ont majoritairement voté en faveur du Brexit en 2016 afin de retrouver contrôle et indépendance de leur politique agricole », indique l’expert, pourtant convaincu de l’importance de partenariats étroits dans un monde désormais globalisé.

Quand l’ère de la politique agricole anglaise prendra effet, les paiements directs aux producteurs vont progressivement s’arrêter (à l’horizon de 2027). « Les producteurs de lait sont moins dépendants de ces aides que les éleveurs de bovins et ovins allaitants par exemple mais leur revenu va nécessairement être significativement impacté », explique Tom Hind.

Le représentant de l’AHDB estime néanmoins que cette baisse sera plus conséquente en cas de « no-deal » et de mise en place immédiate de droits de douane. « D’un autre côté, la libéralisation des marchés, en cas d’accord, exposerait le secteur laitier britannique à une forte concurrence internationale mais un focus sur la consommation domestique intérieure et les produits frais devrait protéger la filière », ajoute-t-il.

« La résilience des exploitations britanniques sera plus que jamais mise à l’épreuve dans les années à venir », conclut Tom Hind.

A. Courty
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